Michela MALPANGOTTO

Equipe THETA  – Directrice de recherche CNRS

Michela Malpangotto est directrice de recherche au CNRS.

Mathématicienne de formation, Michela Malpangotto travaille dans le domaine de l’histoire conceptuelle des sciences. L’objet de ses recherches porte sur une question qui demeure ouverte pour l’histoire des sciences, à savoir les commencements de la révolution scientifique. À partir d’une étude soigneuse des textes dans leurs versions originales, à la fois manuscrites et imprimées, elle vise à comprendre les raisons et les modalités à travers lesquelles la révolution scientifique s’est initialement manifestée.

Son domaine d’étude est l’interaction entre mathématiques, astronomie et humanisme aux siècles XVe – XVIIe. Cette approche pluridisciplinaire a permis à Michela Malpangotto de révéler une réalité historique qui s’écarte de l’image qu’il est d’usage d’avoir de la révolution scientifique et oblige à en revoir les catégories, notamment en ce qui concerne ses commencements. Ses études ont le mérite de remettre en cause bien des certitudes et des interprétations schématiques sur l’épistémé de cette période. L’histoire de l’astronomie mais aussi l’histoire des sciences à la Renaissance s’en trouvent ainsi profondément bouleversées.

Ses travaux présentent des résultats originaux dans les domaines suivants :

  • Le rôle de l’humanisme mathématique dans la révolution scientifique
  • La réévaluation des mathématiques dès le XVe siècle :  Regiomontanus son œuvre et son influence au XVIe siècle
  • Les Theoricae novae planetarum de Georg Peurbach : la révolution astronomique un siècle avant Copernic
  • Le commentaire d’Albert de Brudzewo sur l’univers de Peurbach et son influence sur la pensée de Copernic
  • La définition de celle qu’elle nomme « astronomie précopérnicienne issue des Theoricae novae planetarum» (XVe-XVIIe)
  • L’astronomie après Copernic : le « cas » de Redento Baranzano
  • La transmission des œuvres anciennes de l’Antiquité au XVIIe siècle : géométrie et trigonométrie sphériques 
  • Le rôle des figures dans les œuvres de la géométrie sphérique


Distinctions scientifiques

2018 –    Lauréate de l’Union Astronomique Internationale

2017 –    Membre fondateur de l’International Society for Science and Civilization on the Silk Road (Pékin, Chine)

2014 –    Lauréate de l’Académie Internationale d’Histoire des Sciences

Projets internationaux

Elle dirige et participe à des nombreux projets internationaux avec la Chine, la Grèce, l’Italie, le Japon.

Responsabilités administratives et éditoriales
Responsabilités administratives

2019 –    Coordinateur pour l’Université Paris Siences Lettres (France) avec SUN Xiaochun pour l’Universtité de l’Académie Chinoise des Sciences (Chine) du Partner Group for the History of Science and Technology portant sur Transmission of Mathematical and Astronomical Knowledge between East and West, 14th-18 th Centuries : Instruments, Observaitions, Methods and Computations

2015 – 2020    Adjoint au Directeur de l’UMR 8630 – SYRTE pour l’histoire des sciences

2013 – 2020    Responsable du pôle Histoire de l’astronomie de l’UMR 8630 – SYRTE

 

Administration de la recherche

2021 – 2026     Membre élu du Conseil de la documentation de l’Université Paris Siences Lettres

2020 – 2025     Membre élu du Conseil d’administration de l’Université Paris Siences Lettres

2020 –             Membre de la Commission de recrutement des doctorants et post-doctorants de l’École Universitaire de Recherche Translitteræ de l’Université Paris Siences Lettres

2018 –                Membre du Conseil de l’École Universitaire de Recherche TransLitterae de l’Université Paris Sciences Lettres

2017 – 2021  Membre élu de l’International Commission for History of Mathematics : la commission internationale inter-unions réunissant l’Union mathématique internationale (IMU) et la Division d’Histoire des sciences de l’Union internationale d’histoire et philosophie des sciences (IUHPS).

2013 – 2020     Membre élu du Conseil d’administration de la Société française d’histoire des sciences et des techniques (SFHST), 2013 – 2016, 1er mandat ; 2016 – 2020, 2ème mandat.

2010 – 2019     Membre élu du Conseil de Laboratoire de l’UMR 8630 – SYRTE

Responsabilités éditoriales

2018 –              Rédactrice en chef des Archives internationales d’histoire des sciences

2018 –              Associate Editor et Membre de l’Editorial Board de SCIAMVS Sources and Commentaries in the Exact Sciences

2017 –              Membre du Comité scientifique de la Revue d’histoire des sciences

2012 – 2017     Membre du Comité de rédaction de la Revue d’histoire des sciences

2013 –              Expert (reviewer) pour Mathematical Reviews. A Division of the American Mathematical Society

2009 –             Membre du Comité scientifique et du Comité éditorial de l’Edizione Nazionale delle Opere di Francesco Maurolico (Université de Pise)

Principales publications

– Theoricae novae planetarum Georgii Peurbachii dans l’histoire de l’astronomie. Sources, édition critique avec traduction française, commentaire technique, diffusion du XVe au XVIIe siècle, Paris, CNRS éditions, 2020, 750 p.

Giovanni Regiomontano e il rinnovamento del sapere matematico e astronomico nel Quattrocento, Collana di Storia della Scienza, Bari, Cacucci Editore, 2008, 242 p.

Francisci Maurolyci Sphaericorum libri duo. Étude introductive et édition critique du texte latin par Michela Malpangotto, publié en ligne, 2005

www.maurolico.unipi.it/edizioni/sphaeric/sphaerica/intro.htmwww.maurolico.unipi.it/edizioni/sphaeric/sphaerica/intro.htm

– «The original motivation for Copernicus’s research : Albert of Brudzewo’s Commentariolum super Theoricas novas Georgii Purbachii», Archive for History of Exact Sciences, 70, 2016, p. 361–411

– « Discussions coperniciennes au début du XVIIe siècle : le système du monde de P. Redento Baranzano, enseignant en Savoie », Archives internationales d’Histoire des sciences, 60/2, 2010, p. 369-422

– «Graphical Choices and Geometrical Thought in the Transmission of Theodosius’ Spherics from Antiquity to the Renaissance», Archive for the History of Exact Sciences, 64, 2010, p. 75-112

Liste complète des publications
Ouvrages
  • Menelaus, Spherics,  édition critique du texte latin par Menso Folkerts et Michela Malpangotto, en cours.
  • Avec Michel Blay et Francesco Furlan, Pierre Souffrin. Écrits choisis d’histoire des sciences, Collection L’âne d’or, Paris, Les Belles-Lettres, 2012.
  • Giovanni Regiomontano e il rinnovamento del sapere matematico e astronomico nel Quattrocento, Collana di Storia della Scienza, Bari, Cacucci Editore, 2008, 242 p.
  • Francesco Maurolico, Sphaericorum libri duo. Étude introductive et édition critique du texte latin par Michela Malpangotto, publié en ligne, 2005, 161.500 signes – www.maurolico.unipi.it/edizioni/sphaeric/sphaerica/intro.htm  

 

Direction d'ouvrages
  • Avec Efthymios Nicolaïdis, Fécondité des échanges culturels. L’exemple de Bessarion, Actes du workshop portant le même titre, organisé à Venise les 30 novembre – 1er décembre 2017, Archives Internationales d’Histoire des Sciences, 71/1 (186), Juin 2021.
  • Avec Vincent Jullien et Efthymios Nicolaïdis, L’homme au risque de l’infini, Collection De Diversis Artibus, Turnhout, Brepols, 2013.
Articles dans des revues à comité de lecture
  • «The original motivation for Copernicus’s research : Albert of Brudzewo’s Commentariolum super Theoricas novas Georgii Purbachii», Archive for History of Exact Sciences, 70, 2016, p. 361–411.
  • « L’univers auquel s’est confronté Copernic : la sphère de Mercure dans les Theoricae novae planetarum de Georg Peurbach », Historia mathematica, 40/3, 2013, p. 1-47.
  • «La critique de l’univers de Peurbach développée par Albert de Brudzewo a-t-elle influencé Copernic ? Un nouveau regard sur les réflexions astronomiques au XVe siècle », Almagest, 4/1, 2013, p. 4-61.
  • « Les premiers manuscrits des Theoricae novae planetarum de Georg Peurbach : présentation, description, évolution d’un ouvrage », Revue d’histoire des sciences, 65/2, 2012, p. 339-380.
  • «Discussions coperniciennes au début du XVIIe siècle : le système du monde de P. Redento Baranzano, enseignant en Savoie », Archives internationales d’Histoire des sciences, 60/2, 2010, p. 369-422.
  • «Graphical Choices and Geometrical Thought in the Transmission of Theodosius’ Spherics from Antiquity to the Renaissance», Archive for the History of Exact Sciences, 64, 2010, p. 75-112.
  • «Sul commento di Pappo d’Alessandria alle Sferiche di Teodosio», Bollettino di storia delle scienze matematiche, XXIII, n. 1, 2003, p. 121-148.
  • «Francesco Maurolico e le matematiche del Rinascimento. L’edizione critica di testi scientifici e la sfida delle nuove tecnologie», Giornale critico della filosofia italiana, Sesta Serie, Vol. XXIII, Anno LXXXII (LXXXIV), Fasc. II, 2003, p. 292-297.
Contributions à des actes de colloque et ouvrages de recherche
  • «Il Commentariolum di Brudzewo e la sua influenza sulle riflessioni di Copernico», Scienza e rappresentazione. Saggi in memoria di Pierre Souffrin, Pierre Caye et Pier Daniele Napolitani (dir.), Biblioteca leonardiana — Studi e documenti 5, Firenze, Leo Olschki, 2016, p. 257-283.
  • « Réévaluer l’humanisme mathématique », M. Malpangotto, V. Jullien, E. Nicolaïdis (dir.), L’homme au risque de l’infini, Turnhout, Brepols, 2013, p. 49-63.
  • « Vienne, Rome, Nuremberg : Regiomontanus et l’humanisme », Michel Blay, Vincent Jullien, Efthymios Nicolaïdis (dir.), Europe et Sciences modernes. Histoire d’un engendrement mutuel, Bern, Peter Lang, 2012, p. 105-132.
  • « La sphère entre géométrie et astronomie : une interprétation des choix graphiques de l’Antiquité à la Renaissance », Francesco Furlan (dir.), Actes du Congrès international Texte & Image (Paris, 4-7 Mai 2010), Studia humanistica, VII.1-2, 2012, p. 35-60.
  • «Tradizione aristotelico-tolemaica e novità copernicane nell’Uranoscopia di P. Redento Baranzano da Serravalle Sesia», E. Gallo, L. Giacardi, F. Pastrone (dir.), Atti delle Conferenze MATHESISa. 2006/07, Torino, Edizioni Kimwilliamsbooks, 2007, p. 231-250.
Comptes rendus de livres
  • Compte rendu du livre Pedro Nunes – Obras, vol. V : In Theoricas planetarum Georgii Purbachii annotationes. Edited by a Scientific Commission of the Lisbon Academy of Sciences coordinated by Henrique Sousa Leitão (Fundação Calouste Gulbenkian, Lisbon, 2012), dans Journal for the History of Astronomy, 44/1, 2013, p. 112-114.
  • Compte rendu du livre d’Owen Gingerich, Le livre que nul n’avait lu. À la poursuite du De revolutionibus de Copernic (Dunod 2008), dans Raison Présente, 173 (2010).
Communications scientifiques
Conférences invitées
  • « Tra Tolomeo e Copernico : l’alia via di Redento Baranzano», Workshop di Storia del Pensiero Scientifico La scienza e i sistemi del mondo prenewtoniani, Università degli Studi di Roma Tre – Pontificia Università Lateranense, Roma, 4-5 dicembre 2019.
  • « La rivoluzione Copernicana tra libertà di pensiero e autorità della Chiesa », Atelier Roma e la Scienza, Università Roma Tre, Roma, 26-28 février 2018.
  • « Clavius’ Commentary on the Sphere of Sacrobosco : 1572 – 1612 », Workshop International The Authors of the Early Modern Commentaries on De sphaera, Max Planck Institute for the History of Science, Berlin, 13-15 février 2018.
  • « Querelles humanistes autour de l’Almageste », Workshop International Fécondité des échanges culturels : l’exemple de Bessarion, Istituto ellenico di studi bizantini e post-bizantini, Venise, 30 novembre – 1er décembre 2017.
  • « Les commencements de la révolution scientifique : pour de nouvelles perspectives de recherche », Cycle de conférences Jeudis de l’Histoire et de la Philosophie des sciences, ENS-Ulm, Paris, 21 décembre 2017.
  • « Peut-on parler d’un humanisme arabo-latin ? Le cas de l’astronomie », Cycle de conférences La Renaissance, parlons-en, Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne, Paris, 14 décembre 2017.
  • «Un umanesimo arabo-latino all’origine della rivoluzione scientifica ?», Seminario sulla Scienza antica e la sua tradizione, Université de Milan, Gargnano, 5-7 ottobre 2017.
  • « Astronomical and Mathematical Sciences in Bessarion Library. Ancient texts, new translations and humanistic querelles », Cycle de conférences données dans le cadre du 22nd Fellowship for International Scholars de la Fondation Onassis, Athènes, Instituts des Recherches Historiques, 1-30 septembre 2017.
  • « Between Peurbach and Copernicus : Albert of Brudzewo’s Commentariolum super Theoricas novas», Philosophy and History of Science departement, Kyoto University, 22 mai 2017.
  • « Beyond the words : interpreting the graphical choices from Antiquity to Renaissance », School of Economics, Nagoya University, 20 mai 2017.
  • « Science et religion au XVIe siècle : le cas Baranzano», Conférences du Collège universitaire Jean Fournier, Sceaux, 3 mai 2016.
  • « Aux origines de la recherche copernicienne pour un nouvel ordre du monde », Journée d’étude Quelques enjeux astronomiques au tournant des XVe et XVIe siècles, Paris, 15 mars 2016.
  • « Antichi testi, nuove traduzioni e polemiche umanistiche nell’Oratio in praelectione Alfragani di Regiomontano », Seminario sulla scienza antica e la sua tradizione, Université de Milan, Gargnano, 11-13 juin 2015.
  • « Entre Peurbach et Copernic : le Commentariolum super Theoricas novas d’Albert de Brudzewo », Séminaire d’histoire de l’astronomie, Observatoire de Paris, 6 mai 2015.
  • « Graphical Choices and Geometrical Thought in Early Modern Mathematics », International Workshop New Insights into Early Modern Mathematical Cultures, Université de Bergame, 14-15 avril 2015.
  • « La diffusion des Theoricae novae planetarum de Georg Peurbach, 1454-1653 », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2014-2015), Observatoire de Paris, 16 décembre 2014.
  • « Conceiving the Sphere from Antiquity to the Renaissance », International Symposium on Sino-French Geodesic Survey of the Qing Empire in the 18th Century, Sanya-Chine, 14-18 novembre 2014.
  • « La scuola astronomica di Cracovia e le origini dell’universo di Copernico », Journée d’études “Prevedere il passato” : matematica e astronomia nelle ricerche storiche di Antonio Carlo Garibaldi (1932-2013), Université de Gênes, 12 septembre 2014.
  • « Les mathématiques, organe des sciences », Journées d’études Pourquoi faire des mathématiques vers 1630 ?, Observatoire de Paris, 15 novembre 2013 et 9 mai 2014.
  • « The Heavenly Space in Renaissance Geometrical Thought », International Workshop Geometrical, Astronomical and Geographical Notions of Space in the Renaissance, Max Planck Institute for the History of Science, Berlin, 19 mai 2014.
  • « L’enseignement de l’astronomie à Cracovie à l’époque de Copernic », Session Mathématiques et enseignement au Moyen Âge arabe et latin, et à la Renaissance, Congrès de la Société française d’histoire des sciences et des techniques (SFHST), Université de Lyon, 27-29 avril 2014.
  • « Techniques de démonstration et représentation graphique dans les réflexions de certitudine mathematicarum », Séminaire Les mathématiques à la Renaissance, Université Paris Diderot, 17 janvier 2014.
  • « Il ruolo dell’umanesimo matematico nella rivoluzione scientifica », Congrès international Archimede nel Rinascimento. L’eredità fisico-matematica di Archimede nelle origini del pensiero scientifico moderno, Cesena-Urbino, 13-16 décembre 2013.
  • « Avant Copernic. Un nouveau regard sur l’astronomie au XVe siècle », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2013-2014), Observatoire de Paris, 3 décembre 2013.
  • « Philologie et historiographie des sciences », Journée d’études De la méthode en histoire des sciences, Paris, 25 juin 2013.
  • « La rilettura umanistica di Tolomeo e le riflessioni astronomiche nel Quattrocento », Seminario sulla Scienza antica e la sua tradizione, Université de Milan, Gargnano, 6-8 juin 2013.
  • « Le Theoricae novae planetarum di Georg Peurbach: un’opera, la sua ricezione e l’universo con cui dovrà confrontarsi Copernico », Colloque international Mouvement et mécaniques : Science et représentations. En memoire de Pierre Souffrin, Biblioteca Leonardiana di Vinci, 26-29 Septembre 2012.
  • « Quelques réflexions sur le rôle de l’humanisme mathématique dans la révolution scientifique », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2011-2012), Observatoire de Paris, 6 décembre 2011.
  • « Revenir au passé pour ouvrir un futur nouveau. Astronomie et humanisme au XVe siècle », Colloque international Astronomie, chronologie, histoire, Université de Strasbourg, 20-21 Octobre 2011.
  • « Les problèmes posées par les mouvements de Mercure : la solution de Peurbach dans ses Theoricae novae planetarum », Journée d’études L’Almageste de Ptolémée : commentaires et histoire de l’astronomie, EPHE Paris, 8 juin 2011.
  • « Vienne, Rome, Nuremberg : le parcours d’un savant au XVe siècle », Colloque international Europe et Sciences modernes. Histoire d’un engendrement mutuel, Université de Nantes, 7-9 février 2011.
  • « Padoue 1464 : l’humanisme mathématique de Regiomontanus », Journées d’études Ce que disent les auteurs de la Renaissance des mathématiques et de leurs applications, Centre d’Études supérieures de la Renaissance (CESR), Tours, 8-10 décembre 2010.
  • « Les mathématiques au XVe siècle », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2010-2011), Observatoire de Paris, 7 décembre 2010.
  • « Between Geometry and Astronomy: Interpreting the Diagrams from Antiquity to the Renaissance », International Workshop The Production and Function of Astronomical Images, 1450-1650, Université de Cambridge, 25-26 juin 2010.
  • « La sphère entre géométrie et astronomie : une interprétation des choix graphiques de l’Antiquité à la Renaissance », Congrès international Texte & Image, Observatoire de Paris et EHESS Paris, 4-7 mai 2010.
  • « La figure entre représentation de l’espace et rigueur géométrique : l’innovation de Francesco Maurolico », Journée d’études Histoire des sciences, histoire du texte. Pratiques de visualisation de situations dans l’espace ou en dimension supérieure, Institut Henri-Poincaré Paris, 5 février 2010.
  • « Quelques réflexions sur la conception de l’univers au cours des vingt siècles qui précèdent Galilée », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2009-2010), Observatoire de Paris, 8 décembre 2009.
  • «L’univers au début du XVIIe siècle : entre force de la tradition et liberté d’envisager des nouveaux systèmes du monde », Séminaire Temps&Espace, Observatoire de Paris, 7 décembre 2009.
  • « Spherical Diagrams in the Early Modern Period: From Manuscripts to Printed Editions », International Workshop DraFT: Research on Diagrams in Greek mathematical Texts, Université d’Osaka, 11-17 octobre 2009.
  • « Astronomical Choices after Copernicus’ De revolutionibus: freedom of thought and ecclesiastical authority », Journée d’études de la Société japonaise d’histoire des sciences, Université de Kyoto, 10 octobre 2009.
  • « Le débat sur le système de Copernic au début du XVIIe siècle : le cas du Barnabite Redento Baranzano, enseignant à Annecy », Séminaire d’Histoire de l’Astronomie, Observatoire de Paris, 11 mars 2009.
  • « Regiomontanus entre Moyen Âge et Renaissance. Le renouveau du savoir mathématique et astronomique au XVe siècle », Séminaire Qu’appelle-t-on les débuts de la science classique ? (2008-2009), Observatoire de Paris, 16 décembre 2008.
  • «Savoirs astronomiques et premiers imprimés », Atelier Histoire des sciences au Moyen Âge et à la Renaissance. Filiations et Innovations, Congrès de la Société française d’histoire des sciences et des techniques (SFHST), Paris, 4-6 septembre 2008.
  • « Redento Baranzano. Un illustre piemontese poco noto », Cycle de conférences MATHESIS a.a. 2006/07, Université de Turin, 19 avril 2007.
  • « Diagrams and Geometrical Thought in Theodosii Sphaericorum Elementorum libri tres », International Workshop Problems and Drawings Criticism in Mathematical Texts, Université d’Osaka, 1-3 novembre 2006.
  • « The Evolution in Understanding Theodosius’ Spherics between Arabic and Latin Cultures: The Case of proposition II.22 », International Workshop Problems and Drawings Criticism in Mathematical Texts, Preliminary session, Tokyo, 28-29 octobre 2006.
  • « Il recupero rinascimentale della tradizione antica: le Sferiche tra geometria e astronomia », Convegno di studi La storia della scienza antica e la sua eredità culturale, Université di Milan, Gargnano, 6-8 octobre 2005.
  • « Some Remarks about Diagrams of Theodosii Sphaericorum libri tres », International Workshop Diagrams and Images Criticism in Mathematical Textual Traditions, Université di Pisa, 25-27 novembre 2004.
Congrès
  • « Les choix graphiques dans les conceptions des éléments sphériques de l’Antiquité à la Renaissance », Congrès Les sciences mathématiques à l’âge moderne organisé par la Société française d’histoire des sciences et des techniques et la Società Italiana di Storia delle Matematiche, Paris, 25-27 octobre 2007.
  • « Discussioni copernicane in Italia nel primo Seicento: il caso Baranzano », 6e Congrès de la Società Italiana di Storia delle Matematiche, Napoli, 16-18 novembre 2006.
  • « Il Programma editoriale di Regiomontano: arte della stampa e innovazione del sapere matematico », 5e Congrès de la Società Italiana di Storia delle Matematiche, Université de Bologne, 17-19 novembre 2005.
  • « La traditio delle Sferiche di Teodosio dall’Antichità al Seicento », 4e Congrès de la Società Italiana di Storia delle Matematiche, Université de Padoue, 9-11 septembre 2004.
  • « Riflessioni sull’Oratio in praelectione Alfragani tenuta a Padova da Giovanni Regiomontano », 3e Congrès de la Società Italiana di Storia delle Matematiche, Université de Milan, 25-27 septembre 2003.

Conférence donnée le 21 décembre 2017, par Michela Malpangotto dans le cadre des Jeudis de l’HPS, sur les commencements de la Révolution scientifique : pour de nouvelles perspectives de recherches.

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Actualités

Contact

    Sous la direction de Luc Brisson

    • TITRE : Pros Gauron peri toû pôs empsuchoûtai ta embrua
    • MANUSCRIT : Cod. Supp. gr. 635, Paris, Bibliothèque Nationale
    • EDITION : K. Kalbfleisch, Philosophische und historische Abhandlungen der königlichen Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 1895 p. 33-62.
    • TRADUCTION en français : À Gauros. « Sur la manière dont l’embryon reçoit l’âme », par A. J. Festugière, La Révélation d’Hermès Trismégiste, t. III, Les doctrines de l’âme, Paris, 1953, Appendice II, p. 265-302.

     

    - en allemand :
    1) Porphyrios, Die Beseelung der Embryonen, par K. Limburg, Diss. Köln, 1975.
    2) Grundfragen der Embryonalentwicklung aus der Sicht eines Neuplatonikers : Übersetzung und Bearbeitung der Schrift des Porphyrios « Über die Beseelung der Embryonen », par U. Jurisch, Diss. med. Erlangen-Nürnberg 1991.

    RESUME « Pour nous donc, nous démontrerons avant tout que le fruit n’est ni un vivant en acte, ni un vivant en puissance au sens de ce qui a déjà reçu l’âme, d’où il résulte que l’entrée de l’âme a lieu après l’enfantement ; et quand même nous aurions concédé que l’embryon, en lui-même, soit un vivant en puissance, voire un vivant en acte, nous montrerons qu’il n’est pas possible que l’animation ait eu lieu ni à partir du père ni à partir de la mère, mais qu’elle se fait seulement de l’extérieur, en sorte que, dans ce cas, la doctrine platonicienne de l’entrée de l’âme n’est pas rejetée comme fausse. »

    L’édition, la traduction et le commentaire de ce traité de Porphyre permettront une avancée véritable sur le plan scientifique. Avec l’aide de Tiziano Dorandi, qui travaille sur une photographie à l’ultra-violet permettant de faire ressortir une écriture abîmée par l’eau sur du papier, nous espérons proposer une édition du texte très supérieure à la seule qui existe de nos jours. Les modifications apportées au texte exigent une traduction qui sera vraiment originale par rapport à l’excellente traduction faite par A.-J. Festugière, il y a déjà plusieurs dizaines d’années. Enfin, les notes de commentaire permettront d’aborder un certain nombre de thèmes philosophiques et de questions scientifiques relatives à la venue de l’âme dans un embryon et aux développements des fonctions vitales dans le corps humain.

    De surcroît, un travail de ce genre mettra à contribution l’histoire de la philosophie, car Porphyre ne peut être compris sans faire intervenir Platon, Aristote et les Stoïciens. De plus, il fera resurgir des questions importantes dans le cadre de l’histoire de la médecine, ce traité ayant été attribué, avant son dernier éditeur, au médecin Galien.

    Plusieurs points de contact pourront être trouvés entre ce travail portant sur l’Antiquité et les polémiques actuelles concernant le débat sur l’avortement. Comme il n’est pas fréquent dans notre domaine de croiser l’actualité, la chose mérite d’être signalée.

    Actuellement, le groupe qui travaille sur l’Ad Gaurum a élaboré une première traduction de l’ensemble du texte.

    Un colloque international consacré à l’histoire de l’embryologie s’est tenu du 30 juin au 2 juillet 2005 à Paris sous la direction de L. Brisson.

    Les chercheurs de ce groupe travaillent, sous la direction de Tiziano Dorandi, à une nouvelle traduction commentée du petit traité de Porphyre intitulé L’antre de nymphes dans l’Odyssée (Περὶ τοῦ ἐν Ὀδυσσείᾳ τῶν νυμφῶν ἄντρου), qui sera précédée d’une introduction sur Porphyre exégète d’Homère. Porphyre y offre une interprétation allégorique et philosophique de l’antre que Homère, Odyssée XIII 102-112 (vers cités au début du traité, § 1), situe à Ithaque et dans lequel Ulysse avait caché les trésors qu’il avait reçu des Phéaciens.

    On dispose d’une bonne édition critique de ce texte publiée par Duffy, Sheridan, Westerink et White, Porphyry, The Cave of the Nymphs in the Odyssey (1969), qui remplace celle établie par A. Nauck, Porphyrii philosophi platonici opuscula selecta (1886). Le texte a été traduit en plusieurs langues modernes. Il existe aussi une traduction française par J. Trabucco (1918) et une plus récente de F. Buffière (1956), les deux à partir du texte de Nauck. Tandis que celle d’Y. Le Lay (1989) se fonde sur le texte de Duffy et alii.

    La traduction a été partagée entre les membres du groupe et discutée pendant les séances communes, mais elle sera publiée comme le résultat d’un travail collectif. Les notes du commentaire seront publiées accompagnées du nom de leur rédacteur.

    Pour l’introduction, on a fait appel aussi à d’autres personnes extérieures qui ont déjà travaillé sur Porphyre exégète d’Homère et l’allégorie ou sur Homère et sa postérité pour l’exégèse homérique de Porphyre (S. Nannini, Bologna et F. Pontani, Venise).

    Pour l’instant on a travaillé à la traduction du texte grec à partir de celui établi par Duffy et alii, mais en tenant compte des progrès de la recherche en vue de l’établissement d’un nouveau texte critique. La révision de la traduction sera achevée dans les premiers mois 2014. On prévoit la révision du texte grec ainsi que la rédaction d’un chapitre de l’Introduction sur l’histoire du texte, avec une description des manuscrits, ainsi que de la rédaction de notes sur des passages dont le texte pose des difficultés. Pour l’établissement du texte de l’édition, on peut compter sur deux manuscrits : Vaticanus gr. 305, XIIIe s. [V] et Marcianus gr. IX 4, XIIIe/XIVe s. [M]. Il faudra cependant tenir compte de la paraphrase que Psellos avait fait du De antro et qui peut se révéler utile parce que le savant byzantin avait eu entre les mains un autre manuscrit, aujourd’hui perdu (ce texte a été réédité par J.M. Duffy en 1992).

    Le groupe qui travaille sous ma direction se compose des membres suivants (en ordre alphabétique) : Bastit, Agnès ; De Piano, Piera ; Dorandi, Tiziano (responsable) ; Droit, Roger-Pol ; Giavatto, Angelo ; Goulet-Cazé, Marie-Odile ; Gysembergh, Victor ; Ildefonse, Frédérique ; Jourdan, Fabienne ; Koch, Isabelle ; Macris, Constantin ; Mihai, Adrian ; Nannini, Simonetta ; Saudelli, Lucia ; Soares, Luciana ; Toulouse, Stéphane ; van Kasteel, Hans ; Viltanioti, Irini Fotini ; Zamora, José Maria.

    Depuis décembre 2012, on a enfin prit contact avec un groupe de chercheurs de UMR 7044 Étude des civilisations de l’Antiquité M.I.S.H.A. - Maison des Sciences de l’Homme - Alsace qui travaille, sous la direction de Madame Doris Meyer, à un projet semblable et qui prévoit aussi la publication de la première traduction allemande du De antro de Porphyre.

    Collection Textes et travaux de Chrysopoeia

    Dirigée par Didier Kahn et Sylvain Matton
    Diffusion EDIDIT

    1. Alchimie : art, histoire et mythes. Actes du 1er colloque international de la Société d’Étude de l’Histoire de l’Alchimie (Paris, Collège de France, 14-15-16 mars 1991), sous la direction de Didier Kahn et Sylvain Matton. Ouvrage publié avec le concours du C.N.R.S. 1995, grand in-8° de VI-848 p., ill.

    2. Vincenzo Percolla, Auriloquio. Nel quale si tratta dello ascoso secreto dell’Alchimia. Trattato manos­critto del ‘500 d’interpretazione alchemica dei miti greci et romani. Edizione e note a cura di Carlo Alberto Anzuini. 1996, grand in-8° de XX-276 p.

    3. François Secret, Postel revisité. Nouvelles recherches sur Guillaume Postel et son milieu. Première série. 1998, grand in-8° de 260 p., ill.

    4. Aspects de la tradition alchimique au xviie siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), sous la direction de Frank Greiner. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 1998, grand in-8° de 521 p., ill. dont 1 en couleur.

    5. Yves Marquet, La Philosophie des Ihwan al-Safa’. Nouvelle édition augmentée. 1999, grand in-8° de XVI-622 p.

    6. D. Zecaire, Opuscule tres-eccelent de la vraye philosophie naturelle des metaulx. Édition critique, introduction et notes par Renan Crouvizier. 1999, grand in-8° de 208 p., ill.

    7. Pierre Jean Fabre, L’Alchimiste chrétien (Alchymista christianus). Traduction anonyme inédite du xviiie siècle, avec le fac-similé de l’édition latine originale. Édition, introduc­tion et notes par Frank Greiner. 2001, grand in-8° de 732 p.

    8. Pascale BarthÉlemy, La Sedacina ou l’Œuvre au crible. L’alchimie de Guillaume Sedacer, carme catalan de la fin du XIVe siècle. Préface de Guy Beaujouan. Volume I : Étude et outils. Volume II : La Sedacina, édition critique et traduction, suivie du Liber alterquinus. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2002, 2 vol. grand in-8° de 390 et 486 p.

    9. Yves Marquet, Les “Frères de la pureté” pythagoriciens de l’Islam. La marque du pythagorisme dans la rédaction des Épîtres des Ihwan al-Safa’. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2006, grand in-8° de 374 p.

    10. Sylvain Matton, Philosophie et Alchimie à la Renaissance et à l’Âge classique. I : Scolastique et Alchimie (XVIe-XVIIe siècles). Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2009, grand in-8° de VIII-898 p.

    Problèmes de la métaphysique

    Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine, en collaboration avec le CNRS, UPR76/Centre Jean PépinSéminaire « Problèmes de la métaphysique »
    Usages de la relation

    La proposition l’ « être est relation » a trouvé une nouvelle actualité dans la philosophie contemporaine. Elle est au centre des tentatives de reconstruction de la métaphysique qui font communiquer des œuvres aussi disparates que celles d’ H. Bergson, G. Tarde, A. N. Whitehead, R. Ruyer, G. Simondon ou encore G. Deleuze. Elle annonce un nouveau genre de questions : comment des individus, physiques, biologiques, techniques et sociaux, se constituent-ils à l’intérieur d’un tissage relationnel, toujours singulier et mobile ? Si la notion de substance n’est plus adéquate pour penser les êtres quels concepts lui substituer ? Que serait une identité relationnelle ? Quelles sont les conséquences épistémologiques de ce changement de perspective ? Le séminaire envisagera dans un premier temps la question des relations à partir de moments historiques qui nous paraissent particulièrement prégnants, du point de vue des enjeux contemporains, afin de la densifier et de lui donner les expressions techniques qu’elle porte avec elle. L’année suivante, le séminaire se concentrera sur les tentatives plus contemporaines qui visent à rendre au concept de relation son statut de principe métaphysique de constitution des choses.

    ENS-Ulm
    Salle Pasteur, Pavillon Pasteur, 45 rue d’Ulm
    (à l’exception de la séance du 29 mai 2015)
    Responsables : Saverio Ansaldi, Gwenaëlle Aubry, Didier Debaise
     

    Séances 2014-2015

    Vendredi 10 octobre 2014, de 17h à 19h
    Frédéric Worms : « Agir dans les relations »

    Vendredi 21 novembre 2014, de 17h à 19h
    Frédéric Worms : « Les relations entre les êtres »

    Vendredi 19 décembre 2014, de 17h à 19h
    Elisabeth Kessler : « Schelling, Heidegger, ou la relation obligée en art »

    Vendredi 23 janvier 2015, de 17h à 19h
    Paul-Antoine Miquel : « Aspects d’une théorie de l’organisme à partir de Simondon »

    Vendredi 3 avril 2015, de 17h à 19h
    Isabelle Stengers : « Whitehead : relations et modes d’abstraction »

    Vendredi 29 mai 2015, de 17h à 19h
    Alain Badiou (titre à préciser)

    « La Providence, le destin, le mal et la matière. Un réseau de commentaires en amont et en aval d’Avicenne »

    CENTRE JEAN PÉPIN (UPR 76) « PHILOSOPHIE ARABE : INNOVATIONS, HÉRITAGES GREC ET SYRIAQUE, POSTÉRITÉ LATINELABORATOIRE D’ÉTUDES SUR LE MONOTHÉISME (UMR 8584)
    AVEC LE SOUTIEN DU LABEX HASTEC

    Organisé par Meryem Sebti (Centre Jean Pépin-CNRS) & Daniel de Smet, (LEM-UMR 8584)

    Campus de Villejuif 7, rue Guy Môquet 94800 Villejuif Salle de la Rotonde

    Vendredi 18 octobre 2013 10h-13h et 14h30-17h30
    Silvia Fazzo (Londres), Isabelle Koch (Université Aix-Marseille), Mauro Zonta (Università di Roma Sapienza)
    « L’émergence de la thématique de la Providence divine : le Traité de la Providence d’Alexandre d’Aphrodise et sa version arabe »

    Vendredi 25 octobre 2013 9h30-13h
    Emma Gannagé (Georgetown University)
    "La téhorie de la providence d’Alexandre à sa réception arabe".

    Charles Genequand (Université de Genève) « Métamorphoses de la Providence de Kindî à Avicenne »

    Vendredi 8 novembre 2013 10h-13h et 14h30-17h30Luc Brisson (Centre Jean Pépin-CNRS)
    « La Providence et la question du mal chez Plotin »

    Christopher Noble (LMU-München) & Nathan M. Powers (Albany University) « Divine Thought and Providence in Plotinus »

    Michael Chase (Centre Jean Pépin-CNRS) « La question de la Providence chez Boèce »

    Vendredi 29 novembre 2013 10h-13h et 14h30-18h30
    Carlos Steel (KU Leuven) ; Philippe Hoffmann (LEM-EPHE, Paris) ; Jan Opsomer (KU Leuven) ; Pieter d’Hoine ( KU Leuven)
    « Les traités sur la Providence de Proclus »

    Vendredi 13 décembre 2013 9h30-13h
    Giovanna Rita Giardina (Università di Catania) ; Matthias Perkams (Institut für Philosophie der Friedrich-Schiller-Universität Jena.)
    « La Providence selon les commentateurs néoplatoniciens d’Aristote »

    Contact : Meryem Sebti (sebti@vjf.cnrs.fr) & Daniel de Smet (desmet@vjf.cnrs.fr)

    ATELIER PANCKOUCKE

    A P E M ATELIER PANCKOUCKE ENCYCLOPEDIE METHODIQUE

    organisé par Martine GROULT, Luigi DELIA et l’équipe UQAM menée par Josiane BOULAD-AYOUB avec la collaboration d’ARTFL (Robert MORRISSEY)

    L’Encyclopédie méthodique par ordre des matières (1782-1832) est publiée par Charles-Joseph Panckoucke (1736-1798) à la suite de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772) de Diderot et d’Alembert.
    L’objectif est d’améliorer cette dernière, ainsi que le voulait Diderot. Grand admirateur des éditeurs, le Libraire également traducteur de L’Arioste, est d’abord un grand entrepreneur, au sens commercial moderne et noble du terme. Il va réussir à mettre en place un projet encyclopédique qui, comme celui des Lumières, connaîtra des modifications. L’objectif de son entreprise est d’offrir un état complet des sciences, des arts et des métiers en réalisant, non plus une encyclopédie contenant toutes les matières par ordre alphabétique structurées selon un ordre encyclopédique, mais des Dictionnaires scientifiques spécialisés, constitutifs d’une encyclopédie par ordre de matières et regroupés dans un Vocabulaire encyclopédique. On compte pour la Méthodique 40 Dictionnaires scientifiques pour 212 volumes in-quarto, selon l’inventaire de la Bibliothèque Mazarine repris dans le Vol. 2 des Prospectus et Mémoires (2013), pendant que l’Encyclopédie comportait 28 volumes in-folio. Le nombre de volumes retrace la volonté de l’exhaustivité pour chaque discipline.

    A la suite d’un premier Atelier sur Les Encyclopédies. Construction et circulation du savoir publié en 2011 (www.editions-harmattan.fr), l’APEM entreprend l’étude de cette suite particulière des Lumières. Les deux objectifs pratiques sont d’une part, une édition d’anthologies, dirigée par Josiane Boulad-Ayoub aux Presses Universitaires de Laval - PUL (http://www.pulaval.com/produit/la-vision-nouvelle-de-la-societe-dans-l-encyclopedie-methodique-volume-i-jurisprudence, et http://www.pulaval.com/produit/la-vision-nouvelle-de-la-societe-dans-lencyclopedie-methodique-volume-ii-assemblee-constituante) et, d’autre part, un projet de numérisation des Dictionnaires scientifiques avec l’équipe ARTFL de l’Université de Chicago. Ce projet se situe en continuité des travaux effectués sur l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert depuis plusieurs années, sous la direction de Robert Morrissey (http://encyclopedie.uchicago.edu).

    L’objet de cet Atelier consiste dans l’élaboration d’études transversales entre les Dictionnaires scientifiques de la Méthodique. Elles sont appelées à mettre en lumière le projet encyclopédique tel qu’il a été énoncé par Panckoucke dans des Prospectus et Mémoires dont la réédition, pour la première fois réalisée, vient d’être achevée en 2 volumes (2011 et 2013).

    L’explication de leur matière par les scientifiques, dans le seul but de l’instruction – et non de l’explication de la découverte scientifique -, et la traversée d’une époque historique hors du commun sur cinquante années, font de l’Encyclopédie méthodique un témoignage, non seulement sur la science, mais sur la manière d’appréhender le savoir. Les liaisons entre les matières évoluent vers une transversalité que le projet du Vocabulaire universel encyclopédique par Panckoucke laissait pressentir. C’est cette différence entre enchaînement, au siècle des Lumières, et transversalité de la connaissance, pendant et après la Révolution française, que cet atelier se donne pour tâche d’interroger.

    Calendrier des séances de l’APEM

     

    Année 2016

    29 janvier 2016
    - Daniel TEYSSEIRE, (Paris), Le ‘Dictionnaire de médecine’ de l’Encyclopédie méthodique : la méthodicité à l’œuvre .
    25 mars 2016
    -  Luigi DELIA (Collège International de Philosophie), Punir pour amender le coupable : Charles-Louis Panckoucke héritier de Beccaria ?
    3 juin 2016
    - Philippe DE LA COTARDIÈRE (Paris), Les descendants de Charles-Joseph Panckoucke et leurs alliances


    Année 2015

    14h – 18h
    6 mars 2015

    Marina LEONI, (Genève), La Méthodique de Quatremère de Quincy. L’architecture face aux beaux-arts

    5 juin 2015

    Malou HAINE (Bruxelles, Belgique), Transversalité des dictionnaires spécialisés de l’Encyclopédie méthodique : l’exemple des instruments de musique.

    14e Congrès International du Dix-huitième siècle à Rotterdam (Pays-Bas)
    26-31 juillet 2015
    Séance de l’Atelier Panckoucke : Le Marché Panckoucke (1782-1832)
    ou l’ouverture de la connaissance
    Université Erasme
    Mardi 28 juillet 20159h00 – 10h30 : Session Martine Groult

    Présidence : Martine Groult

    · Leoni, Marina : La Méthodique de Quatremère de Quincy. L’Architecture entre beaux-arts et savoirs scientifiques

    · Delia, Luigi : Lumières sur le jusnaturalisme. Remarques sur la réception encyclopédique du droit naturel

    Présidence : Rolando Minuti

    · Doig, Ann Kathleen Hardesty : Ebauche d’une étude transversale : le Dictionnaire "Physique" de l’Encyclopédie méthodique

    · Groult, Martine : Ordre encyclopédique et ordre méthodique

    11h00 – 12h30 : Session Claire Fauvergue
    Présidence : Pascal Bastien

    · Fauvergue, Claire : Histoire et langue philosophiques dans l’Encyclopédie méthodique.

    · Albertan-Coppola, Sylviane : La spécialisation dans l’Encyclopédie méthodique : le cas de la théologie

    Présidence : Claire Fauvergue

    · Droixhe, Daniel and Collart, Muriel : L’Encyclopédie méthodique et le cancer. Reconstruire une histoire de la thérapie oncologique à l’époque des Lumières

    · Giargia, Myriam : La réception du républicanisme anglais dans la Méthodique

    14h00 – 15h30 : Session Robert Morrissey
    Présidence : Luigi Delia

    · Morrissey, Robert : De l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à l’Encyclopédie Méthodique : vers une édition numérique, First Part

    · Roe, Glenn : De l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à l’Encyclopédie Méthodique : vers une édition numérique, Second Part

    Présidence : Robert Morrissey

    · Bret, Patrice : Chimie, physique, médecine et alii : Le vocabulaire dans tous ses états, ou le défi de l’Encyclopédie méthodique

    · Postigliola, Alberto : Diderot, Naigeon et Panckoucke. Quelle philosophie pour la Méthodique ?

    23 octobre 2015

    Patrice BRET (Paris), Chimie et arts mécaniques (à préciser)


     

    Année 2014

    Centre Jean Pépin
    Salle de la Rotonde - 14h – 18h
    24 octobre

    Josiane BOULAD-AYOUB (Université de Montréal – Canada), L’évêque des Lumières contre le matérialiste radical. Le Dictionnaire de théologie de Bergier vs le Dictionnaire de philosophie de Naigeon


    Introduction générale au projet encyclopédique de Panckoucke

    Le nombre de volumes
    Alors que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert a occupé la recherche scientifique avec la question de l’attribution des articles, l’Encyclopédie méthodique pose aux chercheurs le problème du nombre des volumes publiés. L’introduction du Volume II des Prospectus et Mémoires (Garnier, 2013) explique pourquoi le nombre gigantesque de volumes varie entre 203 et 212. Sans la reprendre dans son intégralité, citons quelques passages.

    - S’il est difficile de connaitre le nombre de volumes, c’est parce qu’ils étaient vendus en feuilles sans être reliés. Panckoucke, qui compte non pas en volumes ou en pages mais en feuilles pour établir le prix de vente, a vendu les volumes non reliés et a fourni des consignes de reliure bien après les livraisons. Puis, la publication s’est faite par demi-volume – tous les volumes sont divisés en deux parties à peu près égales entre 300 à 400 pages chacune, soit un total approximatif de 700/800 pages pour chaque volume - ce qui a entraîné des insertions de parties dans des endroits différents et par voie de conséquence une pagination non suivie dans de nombreux exemplaires. A cela il faut ajouter le subterfuge, destiné à contrer les contrefaçons, de l’édition des volumes de planches avant celle des volumes de texte qui leur correspondaient. Ensuite, il y a eu la multiplication des imprimeries – entre 160 à 200 – travaillant en même temps. Certaines imprimeries étaient plus rapides que d’autres, ce qui a donné lieu à la publication des deuxièmes ou troisièmes volumes avant celle des premiers. En plus de tous ces aspects pratiques, il ne faut pas perdre de vue la prolifération des découvertes scientifiques qui a obligé des auteurs à suspendre leurs travaux.

    Outre le nombre des volumes, il y a aussi le nombre de Dictionnaires scientifiques et l’intitulé des matières. L’évolution scientifique mais aussi l’allongement dans le temps ont eu un impact sur l’intitulé des matières, ce qui ressort dans les tentatives de listes de la Méthodique dans les travaux de Kathleen Hardesty Doig (Oxford, 1995 et 2013), de Philippe Chevaillier ou dans les nôtres (Savoir et Matières et Prospectus et Mémoires de Panckoucke). Certaines listes comportent 36 Dictionnaires, puis 38, d’autres 40 ou encore 43. Il n’y a pas forcément d’erreurs. Pour sa part, Panckoucke a commencé à compter, excepté le Vocabulaire encyclopédique, 26, 39, 51 puis 43 Dictionnaires scientifiques. Enfin, autre origine des différences : la contrefaçon à laquelle est également associée la décision de la vente en Dictionnaires séparés. Des collections aujourd’hui réunies sur les rayons d’une bibliothèque peuvent provenir d’achats par Dictionnaires scientifiques séparés et non de la souscription à la totalité de la Méthodique.

    Le projet encyclopédique
    Avant ces problèmes concrets dans lesquels nous nous débattons aujourd’hui pour connaitre l’intégralité de cette Encyclopédie, il y a eu le projet encyclopédique. Il est exposé dans l’introduction du Vol. I des Prospectus et Mémoires (2011).

    On peut dire brièvement que le Prospectus de 1782 est capital. C’est lui qui explique le plan destiné à construire un dictionnaire scientifique à partir de la nomenclature et une encyclopédie à partir de dictionnaires. Le plan du projet de Panckoucke commence par la structure de chaque dictionnaire et se termine par le Vocabulaire universel. Ce n’est que dans le Prospectus de 1789 (Représentations, Vol. II) que le Vocabulaire universel deviendra Vocabulaire encyclopédique. Ainsi, prévient Panckoucke, sans ce Vocabulaire un dictionnaire comme l’Encyclopédie ne peut devenir un traité didactique et un traité ne peut devenir un excellent dictionnaire.

    La solution consiste à faire des dictionnaires qui « par les tableaux d’analyse qui seront à leur tête, (se) présenteront comme autant de Traités suivis & complets de chaque science ou art ; de sorte qu’on a tout à la fois l’Encyclopédie par ordre de matières & par ordre alphabétique ». Chaque dictionnaire ou traité – les deux appellations sont maintenant identiques - devra commencer par un discours préliminaire suivi d’un tableau analytique. L’organisation de chaque dictionnaire repose sur la structure suivante :

    1/ un discours préliminaire
    2/ un tableau analytique

    Citons la phrase de Panckoucke qui est sans ambiguïté :

    « A la tête de chaque dictionnaire il y aura un discours préliminaire & un tableau d’analyse pour indiquer, comme nous l’avons dit, l’ordre dans lequel tous les mots doivent être lus, comme si chaque dictionnaire n’étoit qu’un traité didactique ».

    Le discours préliminaire expose en général les principes de la science concernée et le tableau analytique convertit le dictionnaire en traité. Le lecteur lit les articles dans l’ordre des mots du tableau et aborde la connaissance de ladite science. Le tableau indique les liens entre tous les mots d’une même science et le responsable de l’Encyclopédie, quant à lui, aura en main le tableau de chacun des 26 dictionnaires. Il sera alors en mesure de former un Vocabulaire universel par le rassemblement de tous les tableaux ou « ordres encyclopédiques des mots de chaque dictionnaire ». L’Encyclopédie méthodique sera achevée.

    Il faut ajouter que ce projet encyclopédique de 1782 ne présente pas de Système Figuré des connaissances humaines ni de système des renvois mais, nous venons de le voir, des tables analytiques et un Vocabulaire encyclopédique. Bien évidemment, les renvois ne disparaissent pas : ils changent d’usage. Face aux directeurs des Dictionnaires, Panckoucke accepte de ne pas supprimer les renvois si on les utilise entre Dictionnaires scientifiques. Il pense aussi que les renvois constitueront les mots du Vocabulaire encyclopédique car la liaison entre les matières tient ici de la sémantique. Panckoucke a ouvert la voie à la liaison entre histoire des sciences et histoire du vocabulaire scientifique.

    Ce point de vue analytique du savoir pour la construction d’une encyclopédie a occupé tous les plus grands savants de l’époque. Or, Panckoucke avait parfaitement conscience d’avoir la chance de réaliser son projet avec un nombre considérable de savants, parmi les plus grands scientifiques de tous les temps. L’époque était fabuleuse.

    En conclusion, il n’est plus question d’enchaînement des connaissances – ce qui était le cas de la première révolution scientifique dans l’Encyclopédie des Lumières – mais, comme nous l’avons dit par ailleurs, il est question d’une seconde révolution où les connaissances envahissent la société. Les nouvelles découvertes ont lieu tous les jours. On est moins préoccupé par le processus de la découverte que par les faits scientifiques. On est dans la découverte. On accumule les données, les caractères, les circonstances, etc. Quant aux tensions philosophico-critiques, elles sont chez tous les auteurs qui affirment cette nouvelle révolution de la science. C’est Lamarck qui critique Linné, Quatremère de Quincy qui installe le néo-clacissisme, Vicq d’Azyr qui change la vision de la médecine, etc. Ces nouvelles visions dessinent par là même une tension entre l’idéal et le réel, le droit et le fait, la forme et la matière. Il s’agira en quelque sorte, pour reprendre l’expression de Jacques Proust à propos de l’Encyclopédie, d’entrer à notre tour dans la forteresse de l’Encyclopédie méthodique avec les armes de la raison, pour mesurer la tenue de la construction encyclopédique proposée par Panckoucke à l’aune d’un échantillon de parcours intertextuels.

    Un des objectifs majeurs de l’APEM consiste dans la numérisation des Dictionnaires scientifiques afin de réaliser le Vocabulaire qui devait réunir les dictionnaires spécialisés en une encyclopédie à l’aide des tables analytiques présentes dans chacun d’eux. Le nombre de volumes étant de 212, seules les technologies numériques sont capables de réaliser ce que Panckoucke n’a pas pu faire. Pour cela, l’APEM sera aidé par l’équipe ARTFL de l’Université de Chicago menée par Robert Morrissey et le Centre Jean Pépin avec Vincent Férotin. Cet objectif a commencé avec la mise en ligne de deux Dictionnaires scientifiques concernant les Arts. Il s’agit du Dictionnaire des Beaux-arts de Watelet et du Dictionnaire de l’Architecture par Quatremère de Quincy.

    Publications

    En ligne :

    Dictionnaire des Beaux-arts de Watelet (1788-1791), 2 vol.
    Dictionnaire de l’Architecture par Quatremère de Quincy (1788-1825), 3 vol.

    http://artfl-project.uchicago.edu/node/89

    en livres :

    1/ La vision nouvelle de la société dans l’Encyclopédie méthodique. Encyclopédie méthodique : une Anthologie en plusieurs volumes. Ont déjà été publiés :
    Vol. I - Jurisprudence par Luigi DELIA et Ethel GROFFIER
    Vol. II - Assemblée Constituante (1792), par Josiane BOULAD AYOUB
    Vol. III - Economie politique, suivie des Observations sur la Virginie de Th. Jefferson par Paule-Monique VERNES et Josiane BOULAD AYOUB

    Sont attendus pour 2015-2017 :

    Vol. IV - Philosophie ancienne et moderne par Claire FAUVERGUE
    Vol. V – Chimie, Pharmacie et Métallurgie par Patrice BRET (peut-être chez un autre éditeur, donc sans n° de vol)
    Vol. VI - Architecture par Marina LEONI

    2/ Philippe CHEVAILLIER, Essai de description de l’Encyclopédie méthodique Dictionnaires de texte et Dictionnaires de planches de la Bibliothèque de Troyes. Dossier distribué et non édité.

    3/ Martine GROULT, Savoir et Matières. Pensée scientifique de l’Encyclopédie à l’Encyclopédie méthodique (CNRS, 2011) _ Prospectus et mémoires de Panckoucke,
    Vol. I, 1781 Prospectus général précédé de la Préface au Grand Vocabulaire François, PU Saint-Etienne, 2012.
    Vol. II, 1789-1792, Représentations et Inventaire de la Bibliothèque Mazarine suivi de la liste de l’Encyclopédie méthodique en 1833, Classiques Garnier, oct. 2013.

    4/ Il convient de noter la parution de l’ouvrage de Kathleen HARDESTY DOIG, From Encyclopédie to Encyclopédie méthodique revision and expansion, SVEC 2013 : 11, Oxford, Voltaire Foundation, November 2013.
    5/ Claire Fauvergue, « Naigeon lecteur de Diderot dans le dictionnaire de Philosophie ancienne et moderne de l’Encyclopédie méthodique », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 50, 2015, pp. 105-119.
    Lien vers le résumé : https://rde.revues.org/5289