Michael CHASE

Recherche

Michaël Chase, de nationalité canadienne, est né à San Francisco en 1959. Il est Docteur en Histoire de la philosophie depuis 2000 (Sorbonne, EPHE, Ve section).

Michaël Chase fut de 2001 à 2009 rédacteur et éditeur de l’Année philologique, publication bibliographique internationale diffusée par les Éditions des Belles Lettres, et ingénieur de recherches au CNRS. De septembre 2009 à août 2010, il fut chargé de recherches dans le même institut. Ses travaux portent sur l’histoire de la philosophie antique et il a, dans ce cadre, traduit et commenté des passages de l’œuvre de Porphyre et de Simplicius. Il est le traducteur anglophone de Pierre Hadot, dont il fut un proche ami et collaborateur.

Après de très nombreuses collaborations, et traductions, autour de la philosophie antique, mondes anglophone et francophone réunis, il occupe depuis 2011, la position de chargé de Recherche I au CNRS, Centre Jean Pépin à Villejuif (France, 94).

Parcours universitaire

1982 – Bachelor of Arts, Philosophie (First class) – Université de Victoria (Canada)

1989 – Master of Arts, Études classiques – Université de Victoria (Canada)

2000 – Doctorat, Histoire de la Philosophie (mention très bien avec félicitations unanimes du Jury) – École Pratique des Hautes Études (Sorbonne), Section des Sciences Religieuses.

Parcours Professionnel

1 sept. 2011-présent : Chargé de Recherches 1, CNRS UPR 76/Centre Jean Pépin, 7, rue Guy Mocquet, Villejuif (Paris) 94801, France.

1 avril -31 août 2011 : Ingénieur de Recherche 1, CNRS UPR 76/Centre Jean Pépin, 7, rue Guy Mocquet, Villejuif (Paris) 94801, France.

Sept. 2009-1 avril 2011 : Chargé de Recherches 1 (sur détachement), CNRS UPR 76/Centre Jean Pépin, 7, rue Guy Mocquet, Villejuif (Paris) 94801, France.

2001 – septembre 2009

Ingénieur de Recherche 2, CNRS UPR 76, 7, rue Guy Mocquet, Villejuif (Paris) 94801, France.

Rédacteur/éditeur, l’Année Philologique.

Parmi mes responsabilités en tant que l’un des cinq éditeurs parisiens de cette publication bibliographique internationale étaient la révision et vérification des contributions envoyées par nos collègues étrangers en langue espagnole, anglaise, française, allemande, italienne, et autres, ainsi que la constitution de l’Index des noms propres.

Éditeur associé, Brill’s New Pauly : Encyclopedia of the Ancient World

1997-2001 : Diverses bourses et travaux sur vacations, pendant le temps où j’achevais ma Thèse.

1992-1997 : Chargé de cours, Department of Greek and Roman Studies, University of Victoria, Box 3045, Victoria B.C. V8W 3P4, Canada.
Cours assurés au sein des Départements d’Études Gréco-Romaines et de Philosophie. Ces cours portait principalement sur la mythologie gréco-romaine, la philosophie de Platon, le latin, l’étymologie, et la philosophie hellénistique.

Publications

(Dernière mise à jour février 2012)

Ouvrages

1. Simplicius, On Aristotle’s Categories 1-4, translated by Michael Chase, London : Duckworth, 2003, 192 p. index
Une traduction du grec ancien en anglais, avec Introduction et notes, des premiers quatre chapitres du Commentaire de Simplicus aux Catégories d’Aristotle (CAG IX). Cette traduction fait partie de la série « Ancient Commentaries on Aristotle », sous la direction de R.R.K. Sorabji, Professeur Émérite d’Oxford/ Kings College Londres.

2. Porphyre, Sentences. Études d’introduction, texte grec et traduction française, commentaire par l’Unité Propre de Recherche n° 76 du Centre National de la Recherche Scientifique avec une traduction anglaise par John Dillon. Travaux édités sous la responsabilité de Luc Brisson, coll. « Doctrines de l’antiquité classique », 33, Paris, 2005, 876 p. index.
Dans le cadre de cet ouvrage collectif, j’étais chargé notamment de la traduction et du commentaire de la Sentence 33.

3. Simplicius, On Aristotle’s Physics 8, translated by Michael Chase, London : Duckworth, sous presse.
Dans ce volume rédigé en collaboration avec I. Bodnar (U. de Budapest) et M. Share (U. de Tasmania), j’ai été chargé de la traduction, des notes et de l’index, des livre 1, 2, et 5.

4. Porphyre, Sur la manière dont l’embryon reçoit l’âme, Paris : Vrin (Histoire des Doctrines de l’Antiquité Classique, XXX), sous presse.
A cette édition avec traduction française collaborative de l’Ad Gaurum de Porphyre, j’ai contribué notamment une traduction anglaise de cet opuscule.

5. Philosophy as a Way of Life : Ancient and Moderns. Essays in Honor of Pierre Hadot, edited by Michael Chase, Stephen R. L. Clark, and Michael McGhee, Chichester : Wiley Blackwell, 2013. – Outre mes reponsabilités éditoriales, j’ai contribué à ce volume une Introduction (p. 1-9), ainsi qu’un article intitulé “Observations on Pierre Hadot’s conception of Philosophy as a Way of Life” (p. 262-286). J’ai aussi traduit en langue anglaise plusieurs des articles rédigés en allemand et en français.

Articles

6. « Dexippos 4 », Der Neue Pauly, vol. III (Stuttgart-Weimar 1999), col. 496 ; « Porphyrios », Der Neue Pauly, vol. X (Stuttgart-Weimar 2001), col. 174-180.
7. « Gauros », « Gédaleios », in Dictionnaire des Philosophes Antiques, vol. III, ed. R. Goulet, Paris : Presses du CNRS, 2000), p. 469-470.
8. « Études sur le commentaire de Porphyre aux Catégories d’Aristote, adressé à Gédalios », Annuaire EPHE, Section des sciences religieuses 108 (1999-2000), p. 505-510.
9. « What does Porphyry mean by theôn patêr ? », Dionysius 22, Déc. 2004, p. 77-94.
10. « Omne corpus fugiendum ? Augustine and Porphyry on the body and the post-mortem destiny of the soul », Chôra : Revue d’Études Anciennes et Médiévales (Bucharest-Paris), 2 (2004), p. 37-58.
11. Articles « Némésius d’Émèse », « Johannes Lydus », « Nonius Marcellus », DPhA vol. IV, ed. R. Goulet, Paris : Presses du CNRS, 2005.
12. « Porphyre et Augustin : Des trois sortes de « vues » au corps de résurrection » Revue de Études Augustiniennes 51 (2005), p. 233-256.
13. Compte rendu de B. Motta, La mediazione esterna : l’antropologia di Nemesio di Emesa fra platonismo e aristotelismo, paru dans Philosophie Antique no. 5 (2005), p. 234-240.
14. « Did Porphyry write a commentary on Aristotle’s Posterior Analytics ? Albertus Magnus, Farabi and Porphyry on per se predication », dans P. Adamson, ed., Classical Arabic Philosophy : Sources and Reception, London -Turin : Warburg Institute/Nino Aragno Editore (Warburg Institute Colloquia 11), 2007, 21-38.
15. « The Medieval Posterity of Simplicius’ Commentary on the Categories : Thomas Aquinas and al-Fârâbî », dans Lloyd A. Newton, ed., Medieval Commentaries on Aristotle’s Categories, Leiden : Brill, 2008 (Brill’s Companions to the Christian Tradition, vol. 10), p. 9-29.
16. « Porphyry on the Cognitive Process », Ancient Philosophy, Vol. 30 n. 2 (Fall 2010), p. 383-405.
17. « La subsistence néoplatonicienne. De Porphyre à Théodore de Raithu », Chôra : Revue d’Études Anciennes et Médiévales (Bucharest-Paris) 7-8 (2009-2010), p. 37-52.
18. « Discussions on the Eternity of the world in Late Antiquity », ΣΧΟΛΗ, A Journal of the Centre for Ancient Philosophy and the Classical Tradition, 5. 2 (2011). Special issue : Ancient Cosmology and Astronomy, p. 111-173.
19. Avec L. Brisson, « Behind the Veil : In Memory of Pierre Hadot », Common Knowledge 17.3 (automne 2011), 443-440.
20. « Individus et descriptions. Contribution à une histoire du problème de la connaissance des individus dans la philosophie néoplatonicienne », Revue des Sciences philosophiques et théologiques 95. 1 (janv.-mars 2011), 3-36.
21. Compte rendu de S. Abel-Rappe, « Damascius, Problems & Solutions Concerning First Principles », The International Journal of the Platonic Tradition 6 (2012), p. 143-150.
22. « Porphyre de Tyr. Commentaires à Platon et à Aristote », Dictionnaire des Philosophes Antiques, sous la dir. de R. Goulet. V, De Paccius à Rutilius Rufus. Vb, De Plotina à Rutilius Rufus, Paris : CNRS Éditions, 2012, p. 1349-1376.
23. « Can we escape mortality ? Some Neoplatonic and Islamic views on time and eternity », in эсхатос-II : филосфия истории в контексте идеи предела, Odessa (Ukraine) : ФЛП Фридман А. С., 2012, p. 10-40.
24. « Teleology and final causation in Aristotle and in contemporary science », Dialogue : Revue Canadienne de Philosophie 50 (2012), 511-536.
25. « Philoponus’ cosmology in the Arabic tradition », Recherches de Théologie et Philosophie Médiévales, 79.2 (2012), 271-306.
26. « Discussions on the eternity of the world in Antiquity and contemporary cosmology, I-II », ΣΧΟΛΗ, Ancient Philosophy and the Classical Tradition, 7.1 (2013) 19-68.
27. « Time and Eternity from Plotinus and Boethius to Einstein », ΣΧΟΛΗ, Ancient Philosophy and the Classical Tradition, 8.1 (2014), p. 67-110.
28. « Porphyry against the Christians : Critical Notes on a Recent Volume of Studies », The International Journal of the Platonic Tradition, 8.1 (2014), 93-106. Disponible sur http://booksandjournals.brillonline…
29. « Damascius and Whitehead on Time », in J. M. Zamora Calvo, ed., Neoplatonic questions, Berlin : Logos Verlag, 2014, p. 131-148.
30. « Pavel Florensky on Space and Time », ΣΧΟΛΗ, Ancient Philosophy and the Classical Tradition, 9.1 (2015), 105-118.
31. « Quod est primum in compositione, est ultimum in resolutione. Notes on analysis and synthesis in Late Antiquity », Annuario Filosófico 48.1 (2015), 103-139
32. « Existe-t-il une mystique néoplatonicienne ? », in D. Cohen-Levinas, G. Roux, M. Sebti, eds., Mystique et philosophie dans les trois monothéismes, Paris : Hermann, 2015 (Rue de la Sorbonne), p. 29-42.
33. « Notes on Squill in Antiquity », in H. Cazes, A.-F. Morand, eds., Miroirs de la mélancholie, Paris : Hermann, 2015 (Les collections de la République des Lettres)
34. « Creation in Islam from the Qur’ān to al-Fārābī », in R. C. Taylor and L. López-Farjeat, eds., The Routledge Companion to Islamic Philosophy, New York : Routledge, 2016, p. 248-259.
35. « Porphyre sur la providence », Chora 13 (2015), 125-148.
36. Compte rendu de Stephen R.L. Clark, Plotinus : Myth, Metaphor, and Philosophical Practice, Notre Dame Philosophical Reviews 2016.09.13, Disponible sur http://ndpr.nd.edu/news/69640-ploti…
37. « Interdiscipinarity as a way of life », Kleos 19 (2016), 313-331.
38. Article « Thrasyllos » (avec R. Goulet et S. Follet) Dictionnaire des Philosophes Antiques. VI, De Sabinillus à Tyrsénos, Paris : CNRS Éditions, 2016, p. 1149-1172
39. « Al-Šahrastānī on Proclus » dans D. Layne & D. Butorac, eds., Proclus and his Legacy, Berlin/New York, De Gruyter, 2017 (Millennium Studies vol. 67), 323-334
40. « Porphyry », dans : H. Tarrant, D. Baltzly, D. A. Layne & F. Renaud, eds., Brill Companion for the Reception of Plato in Antiquity, Leiden etc : Brill, 2017 (Brill’s companions to Classical Reception, vol. 13)

Publications (sous presse)

41. Ammonius, Commentary on Porphyry’s Isagoge, translated with introduction and notes, London (Ancient Commentators on Aristotle), à paraître en 2019
42. « Creation and Continuity in Greco-Roman and Arabo-Islamic Neoplatonism » (à paraître dans la revue Oriens)
42. « Porphyry and the Theology of Aristotle » (à paraître dans les Actes du Colloque « Les Éléments de théologie et le Livre des causes du Ve au XVIIe siècle. Volet 3. Être-Vie-Pensée / Cause-Causalité », ed. D. Calma/M. Geoffroi)
44. « Damascius and al-Naẓẓām on the atomic leap » (à paraître dans la revue Mnemosyne)

Traductions

Pierre Hadot, Plotinus, translated by Michael Chase, Chicago : University of Chicago Press, 1993.
Une traduction anglaise de l’ouvrage de P. Hadot, Plotin ou la simplicité du regard, Paris : Études Augustiniennes, 19893.

Pierre Hadot, Philosophy as a Way of Life. Spiritual Exercises from Socrates to Foucault, edited with an Introduction by Arnold I. Davidson, translated by Michael Chase, Oxford/Cambridge, Mass. : Basil Blackwell, 1995.
Une traduction anglaise, avec un entretien inédit avec P. Hadot, de l’ouvrage de celui-ci, Exercices spirituels et philosophie antique, Paris : Études Augustiniennes, 19872.

Pierre Hadot, The Inner Citadel, translated by Michael Chase, Harvard University Press, 1998.
Une traduction anglaise de l’ouvrage de P. Hadot, La Citadelle intérieure. Introduction aux Pensées de Marc Aurèle, Paris : Fayard, 1992.

Pierre Hadot, What is Ancient Philosophy ?, translated by Michael Chase, Harvard University Press, 2002, XII-362 p. index.
Une traduction anglaise de l’ouvrage de P. Hadot, Qu’est-ce que la philosophie antique ?, Paris : Gallimard, 1995.

Ilsetraut Hadot, Studies in the Neoplatonist Hierocles, translated by Michael Chase, coll. « Transactions of the American Philosophical Society », Vol. 94, Part 11, Philadelphia : American Philological Association, 2004, VI-152 p. index.
Une traduction anglaise, avec d’importants addenda, indexes, et mise au jour bibliographique de l’ouvrage d’I. Hadot, Le problème du néoplatonisme alexandrin : Hiéroclès et Simplicius (Paris 1978).

Roshdi Rashed, Geometry and dioptrics in the tenth century, translated by Michael Chase, London : Furqan, 2005.
Une traduction anglaise de l’ouvrage de R. Rashed intitulé Géométrie et dioptrique au Xe siècle, qui propose le texte arabe, avec traduction et commentaire scientifique, de nombre de traités arabes inédits du Xe siècle sur la géométrie, la dioptrique, l’astronomie, l’astrolabe, etc.

Pierre Hadot, The veil of Isis. An essay on the history of the idea of nature, translated by Michael Chase, Cambridge, Mass. /London, Belknap Press of Harvard University Press, 2006, XII-399 p. index.
Une traduction anglaise de l’ouvrage de P. Hadot, Le Voile d’Isis. Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris : Gallimard, 2004.

Alberto Bernabé and Ana Isabel Jiménez San Cristóbal, Instructions for the Netherworld. The Orphic Gold Tablets, with an iconographical appendix by Ricardo Olmos, and illustartions by Sarah Olmos, translated by Michael Chase coll. « Religions in the Graeco-Roman World », vol. 162, Leiden : Brill, 2008, XII-379 p. 2 index.
Une traduction de l’ouvrage Instrucciones para el más allá. Las laminillas órficas de oro, Madrid : Ediciones clásicas, 2001.

The Present Alone is Our Happiness, Second Edition. Conversations with Jeannie Carlier and Arnold I. Davidson, by Pierre Hadot, Translated by Marc Djaballah and Michael Chase, Stanford / Stanford University Press, 2009 (Cultural Memory in the Present).
Outre une version revue et corrigée de la traduction défectueuse originelle de cet ouvrage (Stanford / Stanford University Press, 2009 (Cultural Memory in the Present), j’ai contribué à cette nouvelle édition des traductions inédites de deux articles de P. Hadot : « La philosophie est-elle un luxe ? », et « Qu’est-ce que l’éthique ? ».

Isabelle Stengers, Thinking with Whitehead. A free and wild creation of concepts, translated by Michael Chase, with a preface by Bruno Latour, Harvard University Press, 2011, 554 p.
Une traduction, avec de nombreux ajouts et modifications de la part de l’Auteur, de Penser avec Whitehead. Une libre et sauvage création de concepts, Paris : Seuil, 2002.

Affiliations

Consultant dans le cadre du projet international “Aquinas and the Arabs” (http://web.mac.com/mistertea/Aquina…)

Enseignant, Univeridad Panamericana, México, Mexique

Adjunct Professor, Department of Greek and Roman Studies, University of Victoria, Victoria, B.C., Canada

Conférences (choix)

‘Pierre Hadot d’Occident en Orient : une approche statistique’, présentation à la Journée consacrée à Pierre Hadot, Paris, ENS, 1 juin 2007.

‘Albert le Grand sur la dérivation des formes géométriques : Un témoignage de l’influence de Simplicius par le biais des Arabes ?’, intervention au Colloque de Damas (IFPO, 27-29 octobre 2008).

‘Black Swans, the Brain, and Philosophy as a Way of Life : Pierre Hadot and Nassim Taleb on Ancient Scepticism’, conférence présentée le 11 septembre 2009, au Départment de Philosophie de l’Université Marquette, Milwaukee, Wisconsin, USA. Communication lue in absentia au colloque en l’honneur de P. Hadot, Moscou, Russie, Institut de philosophie de l’Academie des sciences, 7 juin 2011.

‘La teleología y la causalidad final en Aristóteles y en la ciencia contemporánea’, conférence présentée le 8 janvier 2010 au Département de Philosophie de l’Université de Guadalajara, Jalisco, Mexique.

‘Pierre Hadot y Michel Foucault : desde los ejercicios espirituales a las “prácticas de si”’, conférence présentée le 17 janvier 2011 au Centro Universitario de Ciencias Sociales y Humanidades, Universidad de Guadalajara, Jalisco, Mexique.

‘Studies in pre-Platonic Demiurgy. The case of Pherecydes of Syros’, conférence donnée le 12 janvier 2012 au Third Biennial Conference of the International Association for Presocratic Studies, organized by the Centro Peninsular en Humanidades y Ciencias Sociales (CEPHCIS) de la Universidad Nacional Autónoma de México, Mérida, Yucatán, Mexico.

‘Abrahamic creation and Neoplatonic emanation in Greek, Arabic and Latin. Reflections on a recent paper by Richard Taylor’, conférence donnée le 31 mai 2012 dans le cadre de l’atelier “Aquinas and the ‘Arabs’ International Working Group. Matière, génération, création”, Paris, Sorbonne, oragnisé par le Centre National de la Recherche Scientifique, l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne (UMR 7219 : CHSPAM-GRAMATA) et Marquette University.

‘Der Gottheit lebendiges Kleid. Orpheus Arabicus, or myths of weaving in Greco-Arabic philosophy”, conférence donnée le 23 juin, 2012 au Tenth International Conference of the International Society for Neoplatonic Studies, Cagliari, Sardinia.

“Qu’est-ce que la philosophie, et pourquoi étudier son histoire ?” séminaire présenté le 15 septembre 2015 à la Faculdade de Letras of the Universidade Federal de Minas Gerais, Belo Horizonte, Minas Gerais, Brazil.

“Boethius, Aquinas, and Nasir-al-Din Tusi on Foreknowledge and Free Will”, conférence donnée le 4 septembre 2015 au Departamento da Filosofia da PUC-RIO, Rio De Janeiro, Brazil.

“Porphyre et les Catégories”, sémanaire présenté le 17 mars 2016 dans le cadre de la série “Structures génériques (3). Réception des Catégories”, organisé par Annick Jaulin, Séminaire du Centre Chspam (UMR 7219, laboratoire SPHERE, Sciences et philosophie de l’Antiquité à l’Age classique), Université Paris Diderot, 10 rue Alice Domon et Léonie Duquet, Paris 75013.

“Can we still identify with the cosmos ?”, conférence donnée le 16 octobre 2016 à la Classical Association of Vancouver Island, University of Victoria, Victoria, B.C. Canada

“Acte, puissance et réveil dans le VIIIe mīmar de la Théologie d’Aristote”, conférence donnée le 23 novembre, 2016 dans le cadre des Journées à la mémoire du professeur Pierre Thillet : Traditions philosophiques grecques, arabes, et latines, Campus CNRs de Villejuif, 7, rue Guy Môquet, 948000 Villejuif.

 “Anaxagoras and Al-Naẓẓām”, conférence donnée le 29 octobre 2017 au Northwest Ancient Philosophy Workshop, University of Victoria, Victoria, BC, Canada.

Projets

Une traduction anglaise de la Théologie d’Aristote

(Avec M. Geoffroi, J. Janssens, M. Sebti) Une édition critique, avec traduction française et notes, des Notes d’Avicenne sur la Théologie d’Aristote

Une monographie sur al-Naẓẓām

Identifiant IdRef

Contact

    Existe-t-il une mystique néoplatonicienne ?

    par Michel Chase (52min)

    Lien vers le site.

    Sous la direction de Luc Brisson

    • TITRE : Pros Gauron peri toû pôs empsuchoûtai ta embrua
    • MANUSCRIT : Cod. Supp. gr. 635, Paris, Bibliothèque Nationale
    • EDITION : K. Kalbfleisch, Philosophische und historische Abhandlungen der königlichen Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 1895 p. 33-62.
    • TRADUCTION en français : À Gauros. « Sur la manière dont l’embryon reçoit l’âme », par A. J. Festugière, La Révélation d’Hermès Trismégiste, t. III, Les doctrines de l’âme, Paris, 1953, Appendice II, p. 265-302.

     

    - en allemand :
    1) Porphyrios, Die Beseelung der Embryonen, par K. Limburg, Diss. Köln, 1975.
    2) Grundfragen der Embryonalentwicklung aus der Sicht eines Neuplatonikers : Übersetzung und Bearbeitung der Schrift des Porphyrios « Über die Beseelung der Embryonen », par U. Jurisch, Diss. med. Erlangen-Nürnberg 1991.

    RESUME « Pour nous donc, nous démontrerons avant tout que le fruit n’est ni un vivant en acte, ni un vivant en puissance au sens de ce qui a déjà reçu l’âme, d’où il résulte que l’entrée de l’âme a lieu après l’enfantement ; et quand même nous aurions concédé que l’embryon, en lui-même, soit un vivant en puissance, voire un vivant en acte, nous montrerons qu’il n’est pas possible que l’animation ait eu lieu ni à partir du père ni à partir de la mère, mais qu’elle se fait seulement de l’extérieur, en sorte que, dans ce cas, la doctrine platonicienne de l’entrée de l’âme n’est pas rejetée comme fausse. »

    L’édition, la traduction et le commentaire de ce traité de Porphyre permettront une avancée véritable sur le plan scientifique. Avec l’aide de Tiziano Dorandi, qui travaille sur une photographie à l’ultra-violet permettant de faire ressortir une écriture abîmée par l’eau sur du papier, nous espérons proposer une édition du texte très supérieure à la seule qui existe de nos jours. Les modifications apportées au texte exigent une traduction qui sera vraiment originale par rapport à l’excellente traduction faite par A.-J. Festugière, il y a déjà plusieurs dizaines d’années. Enfin, les notes de commentaire permettront d’aborder un certain nombre de thèmes philosophiques et de questions scientifiques relatives à la venue de l’âme dans un embryon et aux développements des fonctions vitales dans le corps humain.

    De surcroît, un travail de ce genre mettra à contribution l’histoire de la philosophie, car Porphyre ne peut être compris sans faire intervenir Platon, Aristote et les Stoïciens. De plus, il fera resurgir des questions importantes dans le cadre de l’histoire de la médecine, ce traité ayant été attribué, avant son dernier éditeur, au médecin Galien.

    Plusieurs points de contact pourront être trouvés entre ce travail portant sur l’Antiquité et les polémiques actuelles concernant le débat sur l’avortement. Comme il n’est pas fréquent dans notre domaine de croiser l’actualité, la chose mérite d’être signalée.

    Actuellement, le groupe qui travaille sur l’Ad Gaurum a élaboré une première traduction de l’ensemble du texte.

    Un colloque international consacré à l’histoire de l’embryologie s’est tenu du 30 juin au 2 juillet 2005 à Paris sous la direction de L. Brisson.

    Les chercheurs de ce groupe travaillent, sous la direction de Tiziano Dorandi, à une nouvelle traduction commentée du petit traité de Porphyre intitulé L’antre de nymphes dans l’Odyssée (Περὶ τοῦ ἐν Ὀδυσσείᾳ τῶν νυμφῶν ἄντρου), qui sera précédée d’une introduction sur Porphyre exégète d’Homère. Porphyre y offre une interprétation allégorique et philosophique de l’antre que Homère, Odyssée XIII 102-112 (vers cités au début du traité, § 1), situe à Ithaque et dans lequel Ulysse avait caché les trésors qu’il avait reçu des Phéaciens.

    On dispose d’une bonne édition critique de ce texte publiée par Duffy, Sheridan, Westerink et White, Porphyry, The Cave of the Nymphs in the Odyssey (1969), qui remplace celle établie par A. Nauck, Porphyrii philosophi platonici opuscula selecta (1886). Le texte a été traduit en plusieurs langues modernes. Il existe aussi une traduction française par J. Trabucco (1918) et une plus récente de F. Buffière (1956), les deux à partir du texte de Nauck. Tandis que celle d’Y. Le Lay (1989) se fonde sur le texte de Duffy et alii.

    La traduction a été partagée entre les membres du groupe et discutée pendant les séances communes, mais elle sera publiée comme le résultat d’un travail collectif. Les notes du commentaire seront publiées accompagnées du nom de leur rédacteur.

    Pour l’introduction, on a fait appel aussi à d’autres personnes extérieures qui ont déjà travaillé sur Porphyre exégète d’Homère et l’allégorie ou sur Homère et sa postérité pour l’exégèse homérique de Porphyre (S. Nannini, Bologna et F. Pontani, Venise).

    Pour l’instant on a travaillé à la traduction du texte grec à partir de celui établi par Duffy et alii, mais en tenant compte des progrès de la recherche en vue de l’établissement d’un nouveau texte critique. La révision de la traduction sera achevée dans les premiers mois 2014. On prévoit la révision du texte grec ainsi que la rédaction d’un chapitre de l’Introduction sur l’histoire du texte, avec une description des manuscrits, ainsi que de la rédaction de notes sur des passages dont le texte pose des difficultés. Pour l’établissement du texte de l’édition, on peut compter sur deux manuscrits : Vaticanus gr. 305, XIIIe s. [V] et Marcianus gr. IX 4, XIIIe/XIVe s. [M]. Il faudra cependant tenir compte de la paraphrase que Psellos avait fait du De antro et qui peut se révéler utile parce que le savant byzantin avait eu entre les mains un autre manuscrit, aujourd’hui perdu (ce texte a été réédité par J.M. Duffy en 1992).

    Le groupe qui travaille sous ma direction se compose des membres suivants (en ordre alphabétique) : Bastit, Agnès ; De Piano, Piera ; Dorandi, Tiziano (responsable) ; Droit, Roger-Pol ; Giavatto, Angelo ; Goulet-Cazé, Marie-Odile ; Gysembergh, Victor ; Ildefonse, Frédérique ; Jourdan, Fabienne ; Koch, Isabelle ; Macris, Constantin ; Mihai, Adrian ; Nannini, Simonetta ; Saudelli, Lucia ; Soares, Luciana ; Toulouse, Stéphane ; van Kasteel, Hans ; Viltanioti, Irini Fotini ; Zamora, José Maria.

    Depuis décembre 2012, on a enfin prit contact avec un groupe de chercheurs de UMR 7044 Étude des civilisations de l’Antiquité M.I.S.H.A. - Maison des Sciences de l’Homme - Alsace qui travaille, sous la direction de Madame Doris Meyer, à un projet semblable et qui prévoit aussi la publication de la première traduction allemande du De antro de Porphyre.

    Collection Textes et travaux de Chrysopoeia

    Dirigée par Didier Kahn et Sylvain Matton
    Diffusion EDIDIT

    1. Alchimie : art, histoire et mythes. Actes du 1er colloque international de la Société d’Étude de l’Histoire de l’Alchimie (Paris, Collège de France, 14-15-16 mars 1991), sous la direction de Didier Kahn et Sylvain Matton. Ouvrage publié avec le concours du C.N.R.S. 1995, grand in-8° de VI-848 p., ill.

    2. Vincenzo Percolla, Auriloquio. Nel quale si tratta dello ascoso secreto dell’Alchimia. Trattato manos­critto del ‘500 d’interpretazione alchemica dei miti greci et romani. Edizione e note a cura di Carlo Alberto Anzuini. 1996, grand in-8° de XX-276 p.

    3. François Secret, Postel revisité. Nouvelles recherches sur Guillaume Postel et son milieu. Première série. 1998, grand in-8° de 260 p., ill.

    4. Aspects de la tradition alchimique au xviie siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), sous la direction de Frank Greiner. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 1998, grand in-8° de 521 p., ill. dont 1 en couleur.

    5. Yves Marquet, La Philosophie des Ihwan al-Safa’. Nouvelle édition augmentée. 1999, grand in-8° de XVI-622 p.

    6. D. Zecaire, Opuscule tres-eccelent de la vraye philosophie naturelle des metaulx. Édition critique, introduction et notes par Renan Crouvizier. 1999, grand in-8° de 208 p., ill.

    7. Pierre Jean Fabre, L’Alchimiste chrétien (Alchymista christianus). Traduction anonyme inédite du xviiie siècle, avec le fac-similé de l’édition latine originale. Édition, introduc­tion et notes par Frank Greiner. 2001, grand in-8° de 732 p.

    8. Pascale BarthÉlemy, La Sedacina ou l’Œuvre au crible. L’alchimie de Guillaume Sedacer, carme catalan de la fin du XIVe siècle. Préface de Guy Beaujouan. Volume I : Étude et outils. Volume II : La Sedacina, édition critique et traduction, suivie du Liber alterquinus. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2002, 2 vol. grand in-8° de 390 et 486 p.

    9. Yves Marquet, Les “Frères de la pureté” pythagoriciens de l’Islam. La marque du pythagorisme dans la rédaction des Épîtres des Ihwan al-Safa’. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2006, grand in-8° de 374 p.

    10. Sylvain Matton, Philosophie et Alchimie à la Renaissance et à l’Âge classique. I : Scolastique et Alchimie (XVIe-XVIIe siècles). Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 2009, grand in-8° de VIII-898 p.

    Problèmes de la métaphysique

    Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine, en collaboration avec le CNRS, UPR76/Centre Jean PépinSéminaire « Problèmes de la métaphysique »
    Usages de la relation

    La proposition l’ « être est relation » a trouvé une nouvelle actualité dans la philosophie contemporaine. Elle est au centre des tentatives de reconstruction de la métaphysique qui font communiquer des œuvres aussi disparates que celles d’ H. Bergson, G. Tarde, A. N. Whitehead, R. Ruyer, G. Simondon ou encore G. Deleuze. Elle annonce un nouveau genre de questions : comment des individus, physiques, biologiques, techniques et sociaux, se constituent-ils à l’intérieur d’un tissage relationnel, toujours singulier et mobile ? Si la notion de substance n’est plus adéquate pour penser les êtres quels concepts lui substituer ? Que serait une identité relationnelle ? Quelles sont les conséquences épistémologiques de ce changement de perspective ? Le séminaire envisagera dans un premier temps la question des relations à partir de moments historiques qui nous paraissent particulièrement prégnants, du point de vue des enjeux contemporains, afin de la densifier et de lui donner les expressions techniques qu’elle porte avec elle. L’année suivante, le séminaire se concentrera sur les tentatives plus contemporaines qui visent à rendre au concept de relation son statut de principe métaphysique de constitution des choses.

    ENS-Ulm
    Salle Pasteur, Pavillon Pasteur, 45 rue d’Ulm
    (à l’exception de la séance du 29 mai 2015)
    Responsables : Saverio Ansaldi, Gwenaëlle Aubry, Didier Debaise
     

    Séances 2014-2015

    Vendredi 10 octobre 2014, de 17h à 19h
    Frédéric Worms : « Agir dans les relations »

    Vendredi 21 novembre 2014, de 17h à 19h
    Frédéric Worms : « Les relations entre les êtres »

    Vendredi 19 décembre 2014, de 17h à 19h
    Elisabeth Kessler : « Schelling, Heidegger, ou la relation obligée en art »

    Vendredi 23 janvier 2015, de 17h à 19h
    Paul-Antoine Miquel : « Aspects d’une théorie de l’organisme à partir de Simondon »

    Vendredi 3 avril 2015, de 17h à 19h
    Isabelle Stengers : « Whitehead : relations et modes d’abstraction »

    Vendredi 29 mai 2015, de 17h à 19h
    Alain Badiou (titre à préciser)

    « La Providence, le destin, le mal et la matière. Un réseau de commentaires en amont et en aval d’Avicenne »

    CENTRE JEAN PÉPIN (UPR 76) « PHILOSOPHIE ARABE : INNOVATIONS, HÉRITAGES GREC ET SYRIAQUE, POSTÉRITÉ LATINELABORATOIRE D’ÉTUDES SUR LE MONOTHÉISME (UMR 8584)
    AVEC LE SOUTIEN DU LABEX HASTEC

    Organisé par Meryem Sebti (Centre Jean Pépin-CNRS) & Daniel de Smet, (LEM-UMR 8584)

    Campus de Villejuif 7, rue Guy Môquet 94800 Villejuif Salle de la Rotonde

    Vendredi 18 octobre 2013 10h-13h et 14h30-17h30
    Silvia Fazzo (Londres), Isabelle Koch (Université Aix-Marseille), Mauro Zonta (Università di Roma Sapienza)
    « L’émergence de la thématique de la Providence divine : le Traité de la Providence d’Alexandre d’Aphrodise et sa version arabe »

    Vendredi 25 octobre 2013 9h30-13h
    Emma Gannagé (Georgetown University)
    "La téhorie de la providence d’Alexandre à sa réception arabe".

    Charles Genequand (Université de Genève) « Métamorphoses de la Providence de Kindî à Avicenne »

    Vendredi 8 novembre 2013 10h-13h et 14h30-17h30Luc Brisson (Centre Jean Pépin-CNRS)
    « La Providence et la question du mal chez Plotin »

    Christopher Noble (LMU-München) & Nathan M. Powers (Albany University) « Divine Thought and Providence in Plotinus »

    Michael Chase (Centre Jean Pépin-CNRS) « La question de la Providence chez Boèce »

    Vendredi 29 novembre 2013 10h-13h et 14h30-18h30
    Carlos Steel (KU Leuven) ; Philippe Hoffmann (LEM-EPHE, Paris) ; Jan Opsomer (KU Leuven) ; Pieter d’Hoine ( KU Leuven)
    « Les traités sur la Providence de Proclus »

    Vendredi 13 décembre 2013 9h30-13h
    Giovanna Rita Giardina (Università di Catania) ; Matthias Perkams (Institut für Philosophie der Friedrich-Schiller-Universität Jena.)
    « La Providence selon les commentateurs néoplatoniciens d’Aristote »

    Contact : Meryem Sebti (sebti@vjf.cnrs.fr) & Daniel de Smet (desmet@vjf.cnrs.fr)

    ATELIER PANCKOUCKE

    A P E M ATELIER PANCKOUCKE ENCYCLOPEDIE METHODIQUE

    organisé par Martine GROULT, Luigi DELIA et l’équipe UQAM menée par Josiane BOULAD-AYOUB avec la collaboration d’ARTFL (Robert MORRISSEY)

    L’Encyclopédie méthodique par ordre des matières (1782-1832) est publiée par Charles-Joseph Panckoucke (1736-1798) à la suite de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772) de Diderot et d’Alembert.
    L’objectif est d’améliorer cette dernière, ainsi que le voulait Diderot. Grand admirateur des éditeurs, le Libraire également traducteur de L’Arioste, est d’abord un grand entrepreneur, au sens commercial moderne et noble du terme. Il va réussir à mettre en place un projet encyclopédique qui, comme celui des Lumières, connaîtra des modifications. L’objectif de son entreprise est d’offrir un état complet des sciences, des arts et des métiers en réalisant, non plus une encyclopédie contenant toutes les matières par ordre alphabétique structurées selon un ordre encyclopédique, mais des Dictionnaires scientifiques spécialisés, constitutifs d’une encyclopédie par ordre de matières et regroupés dans un Vocabulaire encyclopédique. On compte pour la Méthodique 40 Dictionnaires scientifiques pour 212 volumes in-quarto, selon l’inventaire de la Bibliothèque Mazarine repris dans le Vol. 2 des Prospectus et Mémoires (2013), pendant que l’Encyclopédie comportait 28 volumes in-folio. Le nombre de volumes retrace la volonté de l’exhaustivité pour chaque discipline.

    A la suite d’un premier Atelier sur Les Encyclopédies. Construction et circulation du savoir publié en 2011 (www.editions-harmattan.fr), l’APEM entreprend l’étude de cette suite particulière des Lumières. Les deux objectifs pratiques sont d’une part, une édition d’anthologies, dirigée par Josiane Boulad-Ayoub aux Presses Universitaires de Laval - PUL (http://www.pulaval.com/produit/la-vision-nouvelle-de-la-societe-dans-l-encyclopedie-methodique-volume-i-jurisprudence, et http://www.pulaval.com/produit/la-vision-nouvelle-de-la-societe-dans-lencyclopedie-methodique-volume-ii-assemblee-constituante) et, d’autre part, un projet de numérisation des Dictionnaires scientifiques avec l’équipe ARTFL de l’Université de Chicago. Ce projet se situe en continuité des travaux effectués sur l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert depuis plusieurs années, sous la direction de Robert Morrissey (http://encyclopedie.uchicago.edu).

    L’objet de cet Atelier consiste dans l’élaboration d’études transversales entre les Dictionnaires scientifiques de la Méthodique. Elles sont appelées à mettre en lumière le projet encyclopédique tel qu’il a été énoncé par Panckoucke dans des Prospectus et Mémoires dont la réédition, pour la première fois réalisée, vient d’être achevée en 2 volumes (2011 et 2013).

    L’explication de leur matière par les scientifiques, dans le seul but de l’instruction – et non de l’explication de la découverte scientifique -, et la traversée d’une époque historique hors du commun sur cinquante années, font de l’Encyclopédie méthodique un témoignage, non seulement sur la science, mais sur la manière d’appréhender le savoir. Les liaisons entre les matières évoluent vers une transversalité que le projet du Vocabulaire universel encyclopédique par Panckoucke laissait pressentir. C’est cette différence entre enchaînement, au siècle des Lumières, et transversalité de la connaissance, pendant et après la Révolution française, que cet atelier se donne pour tâche d’interroger.

    Calendrier des séances de l’APEM

     

    Année 2016

    29 janvier 2016
    - Daniel TEYSSEIRE, (Paris), Le ‘Dictionnaire de médecine’ de l’Encyclopédie méthodique : la méthodicité à l’œuvre .
    25 mars 2016
    -  Luigi DELIA (Collège International de Philosophie), Punir pour amender le coupable : Charles-Louis Panckoucke héritier de Beccaria ?
    3 juin 2016
    - Philippe DE LA COTARDIÈRE (Paris), Les descendants de Charles-Joseph Panckoucke et leurs alliances


    Année 2015

    14h – 18h
    6 mars 2015

    Marina LEONI, (Genève), La Méthodique de Quatremère de Quincy. L’architecture face aux beaux-arts

    5 juin 2015

    Malou HAINE (Bruxelles, Belgique), Transversalité des dictionnaires spécialisés de l’Encyclopédie méthodique : l’exemple des instruments de musique.

    14e Congrès International du Dix-huitième siècle à Rotterdam (Pays-Bas)
    26-31 juillet 2015
    Séance de l’Atelier Panckoucke : Le Marché Panckoucke (1782-1832)
    ou l’ouverture de la connaissance
    Université Erasme
    Mardi 28 juillet 20159h00 – 10h30 : Session Martine Groult

    Présidence : Martine Groult

    · Leoni, Marina : La Méthodique de Quatremère de Quincy. L’Architecture entre beaux-arts et savoirs scientifiques

    · Delia, Luigi : Lumières sur le jusnaturalisme. Remarques sur la réception encyclopédique du droit naturel

    Présidence : Rolando Minuti

    · Doig, Ann Kathleen Hardesty : Ebauche d’une étude transversale : le Dictionnaire "Physique" de l’Encyclopédie méthodique

    · Groult, Martine : Ordre encyclopédique et ordre méthodique

    11h00 – 12h30 : Session Claire Fauvergue
    Présidence : Pascal Bastien

    · Fauvergue, Claire : Histoire et langue philosophiques dans l’Encyclopédie méthodique.

    · Albertan-Coppola, Sylviane : La spécialisation dans l’Encyclopédie méthodique : le cas de la théologie

    Présidence : Claire Fauvergue

    · Droixhe, Daniel and Collart, Muriel : L’Encyclopédie méthodique et le cancer. Reconstruire une histoire de la thérapie oncologique à l’époque des Lumières

    · Giargia, Myriam : La réception du républicanisme anglais dans la Méthodique

    14h00 – 15h30 : Session Robert Morrissey
    Présidence : Luigi Delia

    · Morrissey, Robert : De l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à l’Encyclopédie Méthodique : vers une édition numérique, First Part

    · Roe, Glenn : De l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à l’Encyclopédie Méthodique : vers une édition numérique, Second Part

    Présidence : Robert Morrissey

    · Bret, Patrice : Chimie, physique, médecine et alii : Le vocabulaire dans tous ses états, ou le défi de l’Encyclopédie méthodique

    · Postigliola, Alberto : Diderot, Naigeon et Panckoucke. Quelle philosophie pour la Méthodique ?

    23 octobre 2015

    Patrice BRET (Paris), Chimie et arts mécaniques (à préciser)


     

    Année 2014

    Centre Jean Pépin
    Salle de la Rotonde - 14h – 18h
    24 octobre

    Josiane BOULAD-AYOUB (Université de Montréal – Canada), L’évêque des Lumières contre le matérialiste radical. Le Dictionnaire de théologie de Bergier vs le Dictionnaire de philosophie de Naigeon


    Introduction générale au projet encyclopédique de Panckoucke

    Le nombre de volumes
    Alors que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert a occupé la recherche scientifique avec la question de l’attribution des articles, l’Encyclopédie méthodique pose aux chercheurs le problème du nombre des volumes publiés. L’introduction du Volume II des Prospectus et Mémoires (Garnier, 2013) explique pourquoi le nombre gigantesque de volumes varie entre 203 et 212. Sans la reprendre dans son intégralité, citons quelques passages.

    - S’il est difficile de connaitre le nombre de volumes, c’est parce qu’ils étaient vendus en feuilles sans être reliés. Panckoucke, qui compte non pas en volumes ou en pages mais en feuilles pour établir le prix de vente, a vendu les volumes non reliés et a fourni des consignes de reliure bien après les livraisons. Puis, la publication s’est faite par demi-volume – tous les volumes sont divisés en deux parties à peu près égales entre 300 à 400 pages chacune, soit un total approximatif de 700/800 pages pour chaque volume - ce qui a entraîné des insertions de parties dans des endroits différents et par voie de conséquence une pagination non suivie dans de nombreux exemplaires. A cela il faut ajouter le subterfuge, destiné à contrer les contrefaçons, de l’édition des volumes de planches avant celle des volumes de texte qui leur correspondaient. Ensuite, il y a eu la multiplication des imprimeries – entre 160 à 200 – travaillant en même temps. Certaines imprimeries étaient plus rapides que d’autres, ce qui a donné lieu à la publication des deuxièmes ou troisièmes volumes avant celle des premiers. En plus de tous ces aspects pratiques, il ne faut pas perdre de vue la prolifération des découvertes scientifiques qui a obligé des auteurs à suspendre leurs travaux.

    Outre le nombre des volumes, il y a aussi le nombre de Dictionnaires scientifiques et l’intitulé des matières. L’évolution scientifique mais aussi l’allongement dans le temps ont eu un impact sur l’intitulé des matières, ce qui ressort dans les tentatives de listes de la Méthodique dans les travaux de Kathleen Hardesty Doig (Oxford, 1995 et 2013), de Philippe Chevaillier ou dans les nôtres (Savoir et Matières et Prospectus et Mémoires de Panckoucke). Certaines listes comportent 36 Dictionnaires, puis 38, d’autres 40 ou encore 43. Il n’y a pas forcément d’erreurs. Pour sa part, Panckoucke a commencé à compter, excepté le Vocabulaire encyclopédique, 26, 39, 51 puis 43 Dictionnaires scientifiques. Enfin, autre origine des différences : la contrefaçon à laquelle est également associée la décision de la vente en Dictionnaires séparés. Des collections aujourd’hui réunies sur les rayons d’une bibliothèque peuvent provenir d’achats par Dictionnaires scientifiques séparés et non de la souscription à la totalité de la Méthodique.

    Le projet encyclopédique
    Avant ces problèmes concrets dans lesquels nous nous débattons aujourd’hui pour connaitre l’intégralité de cette Encyclopédie, il y a eu le projet encyclopédique. Il est exposé dans l’introduction du Vol. I des Prospectus et Mémoires (2011).

    On peut dire brièvement que le Prospectus de 1782 est capital. C’est lui qui explique le plan destiné à construire un dictionnaire scientifique à partir de la nomenclature et une encyclopédie à partir de dictionnaires. Le plan du projet de Panckoucke commence par la structure de chaque dictionnaire et se termine par le Vocabulaire universel. Ce n’est que dans le Prospectus de 1789 (Représentations, Vol. II) que le Vocabulaire universel deviendra Vocabulaire encyclopédique. Ainsi, prévient Panckoucke, sans ce Vocabulaire un dictionnaire comme l’Encyclopédie ne peut devenir un traité didactique et un traité ne peut devenir un excellent dictionnaire.

    La solution consiste à faire des dictionnaires qui « par les tableaux d’analyse qui seront à leur tête, (se) présenteront comme autant de Traités suivis & complets de chaque science ou art ; de sorte qu’on a tout à la fois l’Encyclopédie par ordre de matières & par ordre alphabétique ». Chaque dictionnaire ou traité – les deux appellations sont maintenant identiques - devra commencer par un discours préliminaire suivi d’un tableau analytique. L’organisation de chaque dictionnaire repose sur la structure suivante :

    1/ un discours préliminaire
    2/ un tableau analytique

    Citons la phrase de Panckoucke qui est sans ambiguïté :

    « A la tête de chaque dictionnaire il y aura un discours préliminaire & un tableau d’analyse pour indiquer, comme nous l’avons dit, l’ordre dans lequel tous les mots doivent être lus, comme si chaque dictionnaire n’étoit qu’un traité didactique ».

    Le discours préliminaire expose en général les principes de la science concernée et le tableau analytique convertit le dictionnaire en traité. Le lecteur lit les articles dans l’ordre des mots du tableau et aborde la connaissance de ladite science. Le tableau indique les liens entre tous les mots d’une même science et le responsable de l’Encyclopédie, quant à lui, aura en main le tableau de chacun des 26 dictionnaires. Il sera alors en mesure de former un Vocabulaire universel par le rassemblement de tous les tableaux ou « ordres encyclopédiques des mots de chaque dictionnaire ». L’Encyclopédie méthodique sera achevée.

    Il faut ajouter que ce projet encyclopédique de 1782 ne présente pas de Système Figuré des connaissances humaines ni de système des renvois mais, nous venons de le voir, des tables analytiques et un Vocabulaire encyclopédique. Bien évidemment, les renvois ne disparaissent pas : ils changent d’usage. Face aux directeurs des Dictionnaires, Panckoucke accepte de ne pas supprimer les renvois si on les utilise entre Dictionnaires scientifiques. Il pense aussi que les renvois constitueront les mots du Vocabulaire encyclopédique car la liaison entre les matières tient ici de la sémantique. Panckoucke a ouvert la voie à la liaison entre histoire des sciences et histoire du vocabulaire scientifique.

    Ce point de vue analytique du savoir pour la construction d’une encyclopédie a occupé tous les plus grands savants de l’époque. Or, Panckoucke avait parfaitement conscience d’avoir la chance de réaliser son projet avec un nombre considérable de savants, parmi les plus grands scientifiques de tous les temps. L’époque était fabuleuse.

    En conclusion, il n’est plus question d’enchaînement des connaissances – ce qui était le cas de la première révolution scientifique dans l’Encyclopédie des Lumières – mais, comme nous l’avons dit par ailleurs, il est question d’une seconde révolution où les connaissances envahissent la société. Les nouvelles découvertes ont lieu tous les jours. On est moins préoccupé par le processus de la découverte que par les faits scientifiques. On est dans la découverte. On accumule les données, les caractères, les circonstances, etc. Quant aux tensions philosophico-critiques, elles sont chez tous les auteurs qui affirment cette nouvelle révolution de la science. C’est Lamarck qui critique Linné, Quatremère de Quincy qui installe le néo-clacissisme, Vicq d’Azyr qui change la vision de la médecine, etc. Ces nouvelles visions dessinent par là même une tension entre l’idéal et le réel, le droit et le fait, la forme et la matière. Il s’agira en quelque sorte, pour reprendre l’expression de Jacques Proust à propos de l’Encyclopédie, d’entrer à notre tour dans la forteresse de l’Encyclopédie méthodique avec les armes de la raison, pour mesurer la tenue de la construction encyclopédique proposée par Panckoucke à l’aune d’un échantillon de parcours intertextuels.

    Un des objectifs majeurs de l’APEM consiste dans la numérisation des Dictionnaires scientifiques afin de réaliser le Vocabulaire qui devait réunir les dictionnaires spécialisés en une encyclopédie à l’aide des tables analytiques présentes dans chacun d’eux. Le nombre de volumes étant de 212, seules les technologies numériques sont capables de réaliser ce que Panckoucke n’a pas pu faire. Pour cela, l’APEM sera aidé par l’équipe ARTFL de l’Université de Chicago menée par Robert Morrissey et le Centre Jean Pépin avec Vincent Férotin. Cet objectif a commencé avec la mise en ligne de deux Dictionnaires scientifiques concernant les Arts. Il s’agit du Dictionnaire des Beaux-arts de Watelet et du Dictionnaire de l’Architecture par Quatremère de Quincy.

    Publications

    En ligne :

    Dictionnaire des Beaux-arts de Watelet (1788-1791), 2 vol.
    Dictionnaire de l’Architecture par Quatremère de Quincy (1788-1825), 3 vol.

    http://artfl-project.uchicago.edu/node/89

    en livres :

    1/ La vision nouvelle de la société dans l’Encyclopédie méthodique. Encyclopédie méthodique : une Anthologie en plusieurs volumes. Ont déjà été publiés :
    Vol. I - Jurisprudence par Luigi DELIA et Ethel GROFFIER
    Vol. II - Assemblée Constituante (1792), par Josiane BOULAD AYOUB
    Vol. III - Economie politique, suivie des Observations sur la Virginie de Th. Jefferson par Paule-Monique VERNES et Josiane BOULAD AYOUB

    Sont attendus pour 2015-2017 :

    Vol. IV - Philosophie ancienne et moderne par Claire FAUVERGUE
    Vol. V – Chimie, Pharmacie et Métallurgie par Patrice BRET (peut-être chez un autre éditeur, donc sans n° de vol)
    Vol. VI - Architecture par Marina LEONI

    2/ Philippe CHEVAILLIER, Essai de description de l’Encyclopédie méthodique Dictionnaires de texte et Dictionnaires de planches de la Bibliothèque de Troyes. Dossier distribué et non édité.

    3/ Martine GROULT, Savoir et Matières. Pensée scientifique de l’Encyclopédie à l’Encyclopédie méthodique (CNRS, 2011) _ Prospectus et mémoires de Panckoucke,
    Vol. I, 1781 Prospectus général précédé de la Préface au Grand Vocabulaire François, PU Saint-Etienne, 2012.
    Vol. II, 1789-1792, Représentations et Inventaire de la Bibliothèque Mazarine suivi de la liste de l’Encyclopédie méthodique en 1833, Classiques Garnier, oct. 2013.

    4/ Il convient de noter la parution de l’ouvrage de Kathleen HARDESTY DOIG, From Encyclopédie to Encyclopédie méthodique revision and expansion, SVEC 2013 : 11, Oxford, Voltaire Foundation, November 2013.
    5/ Claire Fauvergue, « Naigeon lecteur de Diderot dans le dictionnaire de Philosophie ancienne et moderne de l’Encyclopédie méthodique », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 50, 2015, pp. 105-119.
    Lien vers le résumé : https://rde.revues.org/5289